L’épidémie de grippe atteint son pic dans le Lot

L’épidémie de grippe touche un grand nombre de Lotois, dont beaucoup de jeunes enfants. Dans les hôpitaux, à Figeac comme à Cahors, l’activité est soutenue.

Le Lot n’a pas échappé à la grippe. En ce début d’année 2019, l’épidémie, virulente dans certains cas, frappe le département. Chez les médecins généralistes, les consultations explosent pour des patients atteints par de fortes fièvres et des toux importantes. Cette année, les enfants et les adolescents semblent particulièrement touchés. Du côté des hôpitaux, les malades sont plus nombreux à se présenter aux urgences.

À Figeac, le centre hospitalier se mobilise depuis plusieurs jours pour faire face aux virus. Jean-Philippe Lemozit, président de la Commission médicale de l’établissement, Marie-Noëlle Rigaud-Vin, directrice des soins, et Cindy Stephens, infirmière hygiéniste, expliquent les mesures prises afin d’enrayer l’épidémie, qui sur Figeac n’a pas encore atteint son pic.

« Nous avons remarqué une augmentation relative des passages aux urgences, constate Jean-Philippe Lemozit, ce qui nous a conduits à redoubler la sensibilisation des professionnels. Nous avons affiché les mesures à prendre par les visiteurs, comme le port de masque en cas de toux, rhume ou fièvre, et le lavage régulier des mains avec des solutions hydroalcooliques. Ils sont mis à disposition des visiteurs, à l’entrée de chaque service ». Pour la directrice des soins, Marie-Noëlle Rigaud-Vin, il est important de rappeler des gestes simples de prévention : « en cas de maladie, il est prudent d’éviter au maximum le contact avec les personnes âgées, les enfants et les femmes enceintes ».

Une activité en hausse de 17% à l’hôpital de Cahors par rapport à 2018

Sur Cahors, comme le confirme, le docteur Thierry Debreu, responsable du pôle de médecine d’urgence au centre hospitalier, « l’activité est soutenue ces derniers jours. Une grande majorité d’enfants présentent des symptômes grippaux. ceux présentant des signes plus sérieux sont hospitalisés en pédiatrie 24 à 48 heures ». En consultant les dernières statistiques, le docteur Debreu a noté que la semaine passée, l’activité avait fait un bond de 17 % par rapport à la même période de 2018.

Cela dit, malgré cette hausse, le plan grippe n’a pas été déclenché au centre hospitalier de Cahors : « Pour l’instant, nous parvenons à gérer les flux, précise Thierry Debreu. Et tous les matins avec l’administration de l’établissement et le Samu, nous vérifions le nombre de lits dont nous disposons au cas où ». Le responsable du Pôle de médecin d’urgence est plutôt rassurant pour les jours à venir : « L’épidémie devrait atteindre son pic cette semaine ». On peut espérer du mieux pour la suite.

La Dépêche

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