Les femmes qui lisent sont …
Voici un article de saison paru dans « Reporterre »

pour la suite, c’est ici :
https://reporterre.net/Partir-seule-tracer-sa-route-ces-livres-feministes-pour-passer-a-l-acte
Voici un article de saison paru dans « Reporterre »

pour la suite, c’est ici :
https://reporterre.net/Partir-seule-tracer-sa-route-ces-livres-feministes-pour-passer-a-l-acte
Bonjour Marychka,
On ne nait pas femme, on le devient.
Mais il est tout autant certain que l’on ne nait pas homme, on le devient
La destinée d’un Homme, quelque soit son genre, et pour peu qu’un destin existe, n’est pas dans ses gènes, mais dans ses actions, ses expériences, qui vont le faire devenir ou plus précisément évoluer, passer de l’être dépendant, impulsif, ignorant, sans capacité, pas de poil, pas de griffe, pas de croc, est-il écrit dans le premier traité d’anthropologie, à l’être autonome, anticipateur et rationnalisant, rejouant (je ne perds pas de vue toutefois que comparaison n’est pas raison) à l’échelle de l’individu les transformations ayant affecté l’espèce à laquelle il appartient.
Passer en résumant à grand trait, de l’enfance à l’adulte, état qui, comme chacun sait, ne signifie ni omniscience, ni omnipotence, mais capacité à perpétuer l’espèce, dans sa composante coïtale mais aussi et surtout cognitive.
Du berceau au tombeau, l’incomplétude gouverne l’errance de chacun dans son parcours de vie, naviguant du Charybde égocentrique en Scylla injonctif et collectif (et réciproquement, toutes les combinaisons sont concevables).
Pris dans cet étau informationnel, souvent contradictoire et sûrement complexe, chacun choisit ou se subordonne aux exigences tant endogènes qu’exogènes.
Le problème avec les forts est qu’ils ne peuvent s’empêcher d’être forts, c’est un trait psychologique qui n’est pas déterminé par la 23ième paire de notre caryotype.
L’article de Reporterre, dans sa structure, met en exergue plusieurs expériences d’itinérance, qui sont d’excellentes métaphores du devenir existentiel.
Mettre la focale sur la dimension féminine et féministe de ces expériences est un parti pris éditorial réducteur.
N’assiste-t-on pas à la répétition de la déclinaison de l’affirmation identitaire, dans le cas d’espèce, par le prisme du genre.
Qui n’a pas éprouvé de difficulté face à la nouveauté, à la réalisation d’un projet, à la construction de son expression après une expérience riche et intense par la multiplicité de ses apports, à l’incompréhension de la réceptivité de cette expression.
Bref, l’éternel renouvelé de la condition humaine et de l’être vivant combiné.
Sisyphement vôtre.
Janik.
Merci Janik d’élargir le débat. Résumons mes intentions : pour introduire l’article (plutôt estival) « Partir seule » de Reporterre, j’avais choisi cette image accrocheuse « Les femmes qui lisent sont dangereuses ». En fait, les hommes qui lisent sont dangereux aussi ! L’idée, c’est que la lecture peut aider chacun(e) à se libérer. Mais, en l’occurrence, convenons qu’il est plus facile de partir SEUL que de partir SEULE. D’où, selon moi, l’intérêt de cet article.