Rencontre de tous les éleveurs du lot pour sauver le marché aux veaux

L’année 2017 s’est soldée par la vente de 951 veaux. En 2007 le marché aux veaux, seul rescapé du département, s’installe dans le nouveau marché couvert de Saint-Céré, derrière l’abattoir. À l’époque 1500 veaux sont vendus annuellement. Actuellement et au gré des besoins deux foires mensuelles sont instaurées les 6 et 22 de chaque mois.

Puis, pour des raisons qui tiennent à la fois de la cessation d’activité d’éleveurs âgés, ou par commodité «on vend les veaux à l’étable ce qui évite d’aller au marché», l’apport des animaux enregistre une baisse ces dernières années d’environ 100 veaux par an.

Face à cette situation le comité des Foires dans lequel siègent la ville de Saint-Céré, la communauté des communes Cauvaldor et les éleveurs et acheteurs associés ont décidé de réagir.

Vendredi 23 mars au marché aux veaux de Saint-Céré, toutes les parties prenantes ont décidé une rencontre informelle avec les éleveurs du territoire qu’ils viennent habituellement ou non vendre leurs veaux au marché. Nombreux étaient présents et la qualité des échanges a permis de dessiner quelques pistes de réflexion et d’actions à mener notamment au niveau de la promotion du savoir-faire et de la qualité des veaux du marché de Saint-Céré.

Un groupe de travail va être constitué avec l’ensemble des parties prenantes et le soutien de Cauvaldor Expansion.

Pour sa part Gilles Liébus, président de Cauvaldor s’est dit prêt à aller à la rencontre des élus des territoires voisins et de la région Occitanie. Il a également confirmé son soutien à l’abattoir de Saint-Céré, seul abattoir multi-espèces du département, qui reste l’outil indispensable au service de nos agriculteurs et à plus forte raison aujourd’hui pour répondre au développement des circuits courts.


Une foire aux veaux sous la mère primée le 6 avril

Le vendredi 6 avril, la Ville de Saint-Céré avec le concours de Cauvaldor, de la Chambre d’Agriculture du Lot et de l’Association des Eleveurs du Lot et du Cantal Elvéa Sud Massif Central, organise une foire primée réservée aux veaux sous la mère. Les éleveurs intéressés pourront se procurer le règlement de cette foire auprès de la mairie de Saint-Céré.

À titre d’information, il est précisé que le bureau des foires n’admettra dans l’enceinte de présélection que les veaux des éleveurs prouvant leur fidélité régulière aux foires de Saint-Céré sur présentation de leur carte de fidélité attestant leur présence à au moins 3 foires lors de la foire primée du printemps (carte fidélité 2018) ou bien 10 foires entre le 1er janvier 2017 et le 6 avril 2018.

L’accueil des animaux se fera à partir de 7 heures et l’ouverture des opérations du jury débutera à 8 h 15.

Cette foire récompensera, comme elle le fait déjà depuis de nombreuses années, les éleveurs assidus au marché aux veaux de Saint-Céré qui présenteront leurs meilleurs spécimens, élevés sous la mère selon des méthodes traditionnelles, dignes représentants de la qualité de l’élevage départemental.

Les nouveaux éleveurs souhaitant participer peuvent prendre contact auprès d’Elvea qui propose un parrainage. Contact au 05 65 34 88 00.

8 commentaires pour “Rencontre de tous les éleveurs du lot pour sauver le marché aux veaux

  1. jean-marc c.
    lundi, 23 avril 2018 à 12:19

    vous ne pourrez pas m’empêcher de manger de la viande.

    • jevouslis
      lundi, 23 avril 2018 à 14:34

      pas de panique!

  2. Mirandola
    mercredi, 4 avril 2018 à 22:09

    Toujours plus de jeunes citoyens refusent de manger des bébé animaux.
    Cette mode culinaire détestable va bientôt prendre fin et c’est bien ainsi.
    L’éthique prend le pas sur les “délicatesses”.

    • jean-marc c.
      dimanche, 22 avril 2018 à 13:01

      manger de la viande fait parti de nos besoins
      ce mouvement qui joue sur l’émotion et la naïveté doit cesser pour des questions de santé publique
      les pauvres enfants privés de viande seront marqués a vie par des carences qui surement les rendront malade.

      • Périgord
        dimanche, 22 avril 2018 à 20:13

        Manger de la viande ne fait pas partie de nos besoins. Pas de carence si on équilibre une alimentation non carnée. Quant aux arguments qui évoquent émotion, naïveté, santé publique ils sont …naïfs et de mauvaise foi. Il faudrait vous documenter un peu sur ces sujets très présents chez les jeunes et accepter d’autres points de vue que le vôtre. Les mentalités évoluent, même dans le Lot. L’économie doit s’adapter !
        Voici par exemple une réflexion via le débat d’aujourd’hui dimanche sur France-Inter (à écouter ou à voir).

        https://www.franceinter.fr/emissions/le-grand-face-a-face/le-grand-face-a-face-22-avril-2018

        • jevouslis
          dimanche, 22 avril 2018 à 21:27

          Quand réussirons nous à débattre de façon civile?

          • jean pierre j
            lundi, 23 avril 2018 à 08:30

            Pendant la guerre de 1939-1945, mes parents recevaient des tickets d’alimentation pour se procurer la nourriture nécessaire à notre famille, dont moi et ma petite soeur. Nourriture de pacotille parfois…qu’on pouvait parfois se procurer très cher, à la campagne. Alors, viande ou pas de viande, chers amis qui en discutent maintenant , ces débats paraissent peu utiles Ne perdez pas un temps de vie précieux et faites donc comme il plaira à chacun .

            • jevouslis
              lundi, 23 avril 2018 à 11:26

              Oui mais devenus trop nombreux et (pour certains) ayant trop de besoins on perturbe les équilibres de la planète, nous devons apprendre à consommer avec mesure. Cette remarque sur la guerre, que j’ai vécu aussi me fait penser que si nous avions eu une armée mieux équipée et mieux organisée nous n’aurions peut-être pas subi le nazisme.
              Il faut pouvoir se défendre. ça peut être terrible quand le rapport de force n’est pas en notre faveur. Il me parait souhaitable que les démocraties soient puissantes pas pour exploiter mais pour protéger la démocratie.

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