Schéma de développement économique et touristique du Grand Cahors.

Le schéma de développement économique et touristique du Grand Cahors compte 28 actions. Ce sont ces projets – dont certains déjà bien engagés – qu’a présentés Jean-Marc Vayssouze aux acteurs du territoire.

Co-construire le devenir économique de l’agglomération cadurcienne. Les élus s’y étaient engagés auprès des acteurs du développement local, des entreprises et des partenaires, à travers  «un schéma de développement économique et touristique».
Lundi soir, à Cahors, Jean-Marc Vayssouze a réuni l’ensemble des parties prenantes, à l’Espace Clément-Marot, afin de faire  un point d’étape de cette politique 2017-2022. «Nous achevons la première année de mise en œuvre concrète de ce schéma et nous souhaitions en rendre compte aux acteurs économiques du Grand Cahors fortement mobilisés», soulignait le président de la communauté d’agglomération.

Evoluer, s’adapter, muter

Un rendez-vous particulièrement suivi qui a permis d’insister sur la nécessaire réactivité pour s’adapter aux mutations permanentes de la société et aux besoins économiques. D’aménagement du territoire, il fut d’abord question…  Pour Jean-Marc Vayssouze  tout doit converger vers plus d’attractivité, citant les nombreuses initiatives engagées comme la réhabilitation du patrimoine ancien, le marketing touristique, l’éco-rénovation de  logements, le  réaménagement des Halles de Cahors…
L’innovation occupe une place de choix dans cette stratégie économique collective. Le partenariat avec la CCI sur le concept Cahors Accoustique a fait exemple.

L’agglo a deux atouts de taille face à Toulouse

Denis Marre, le Monsieur économie du Grand Cahors, mentionnait le développement des zones d’activités à Mercues, à Catus, etc.,  ou encore à Cahors Sud en pleine expansion. L’enjeu du foncier en quelque sorte. «Cahors est particulièrement bien située, à l’heure où l’agglomération toulousaine est complètement saturée, insistaient les élus qui espèrent beaucoup de l’arrivée de la fibre numérique. Nous avons déjà de belles entreprises comme Pierre Fabre, Phyts, Groupe Cahors, ANL, etc. Et d’autres sont attendues».

L’économie cadurcienne en chiffres

La mise en œuvre de toutes ces actions s’appuie sur un service dédié au Grand Cahors qui accompagne tous les entrepreneurs ;  mais également sur un programme d’aide à l’immobilier d’entreprises doté d’un budget annuel de 250 000€.
Ce sont ainsi 188 entreprises  et porteurs de projets accompagnés (principalement pour un projet de déménagement ou de création), 24 entreprises prospectées, déjà 1 412 entreprises recensées sur le Grand Cahors et 140 locaux vacants disponibles qui ont été répertoriés.
Le Grand Cahors compte aujourd’hui 13% d’emplois industriels.

Mais comme il ne faut jamais se reposer sur ses lauriers, le Grand Cahors voit plus loin avec des concepts expérimentaux et nouveaux comme un projet de tiers lieu urbain ou une pépinière agricole.
Car cette filière agricole n’est pas en reste dans le schéma de développement, comme l’a rappelé Francesco Testa, vice président en charge de la restauration collective et des circuits courts. Il a mentionné le projet alimentaire, les synergies avec les acteurs de la filière agricole, la réussite de la légumerie.

Laetitia Bertoni La Dépêche

 

Le Grand Cahors a  décidé de se doter d’un tiers lieu urbain pour s’adapter aux nouveaux modes de travail. «C’est le centre-ville de Cahors qui accueillera cet espace de 235 m², rue  Frédéric-Suisse, dans un immeuble rénové en partie dédié à du logement étudiants. Une surface de 135m² hébergera des entreprises sous-statut pépinière ou hôtel d’entreprises, avec une déclinaison de 8 bureaux en open-space et 3 bureaux fermés. Les espaces restants seront dédiés à une salle de réunion mutualisée et à un projet de Fab’Lab qui pourrait voir le jour», dévoilait Denis Marre, vice-président du Grand Cahors.

Accompagner l’installation de nouveaux maraichers

Son homologue, Francesco Testa, annonçait la création d’une ferme expérimentale pour accompagner des agriculteurs, tout juste diplômé ou en reconversion, vers la création d’une activité maraîchère. «Il s’agit  d’un espace test qui entrera prochainement dans sa phase opérationnelle, puisqu’on travaille désormais sur l’aspect juridique et financier. Autour de foncier et d’équipements de stockage que nous louerons, nous pourrons accompagner vers un projet viable un certain nombre d’agriculteurs pour les aider à s’installer».
Ce dossier prévoit une surface attenante de 3 hectares, où pourraient être implantés des serres, et avec un système d’irrigation».
Un concept inédit sur le territoire lotois qui pourrait bien faire école.

Laetitia Bertoni La Dépêche