Surveillance des météorites à Cahors

Août dit-on est le mois des étoiles filantes. La période la plus propice pour les apercevoir. Si la plupart passent inaperçues à nos yeux, elles n’échappent pas au réseau Fripon et à ses caméras. L’une d’elles se trouve à Cahors.

Pister les météorites grâce à un réseau de surveillance du ciel français, voilà ce qu’est Fripon. Pour cela il fallait mailler le territoire de caméras, en s’appuyant sur des partenaires scientifiques et locaux. En trois ans, ce sont ainsi une centaine de caméras qui ont été disposées en France, et d’autres à l’étranger.

Dans le Lot, la sentinelle de Fripon, c’est l’association Carrefour des sciences et des arts. «Dans un premier temps, nous avons recherché un lieu adapté pour installer l’équipement que nous fournissait ce réseau financé entre autres par l’Agence nationale de la recherche (ANR). Avec le soutien de la ville de Cahors, un bâtiment de Terre-Rouge a été retenu pour la hauteur, la vue dégagée, les branchements internet et électrique. Ainsi fin 2015, la caméra fish eye a commencé à filmer jour et nuit à 360° le ciel lotois, depuis ce toit cadurcien. Elle a été l’une des premières à être installé», rappelle Jean Ripert, trésorier de l’association Carrefour des sciences et des arts. Elle est la seule répertoriée sur le site Fripon, qui s’appuie par contre sur un autre équipement radio basé à Gramat.

Une dizaine de météorites tombent en France

Il y a peu de contrainte pour l’association lotoise qui héberge cette caméra, mais un grand intérêt scientifique par contre, comme le souligne Jean Ripert : «Toutes les informations du réseau sont publiques, et tout citoyen y a accès sur le site fripon.org. Ce sont des sciences participatives. Car, grâce aux différentes caméras susceptibles de filmer un météore dit étoile filante, des calculs de vitesse, de freinage dans l’atmosphère, de hauteur de chute, d’orbite et de trajectoire sont élaborés. À partir de là, il y a la possibilité de déterminer la trajectoire finale et d’espérer retrouver une météorite au sol, à condition que l’objet reste suffisamment gros et résistant lors dans l’atmosphère». Seules une dizaine de météorites tombent chaque année en France.

En 2018, la caméra de Cahors a détecté deux bolides, le 22 février, puis le 4 octobre.

Pour le Carrefour des sciences et des arts, c’est l’occasion d’apporter modestement sa petite pierre à la recherche.

https://carrefour-sciences-arts.org/ ; contact@carrefour-sciences.org. Tél. 05 65 22 28 14.


La rentrée du Carrefour des sciences

L’association lotoise va reprendre ses ateliers. À Cahors, les « mercredis des sciences» pour les 8/11 ans, de 14 heures à 16 heures, cette année sur le thème «terres en sciences», pour un voyage scientifique autour du monde. Pour la seconde année, les ateliers «Ado-makers », à partir de 11 ans, pour faire place à sa créativité et sa curiosité scientifiques en testant et en expérimentant.

Une série de conférences pour adultes. La première se tiendra le 24 septembre sur «Le gigantisme des dinosaures», par Jean-Michel Mazin à Cahors.

Puis le grand rendez-vous très prisé des scolaires et des familles sera la Fête de la science avec son village des sciences qu’accueillera cette année l’Espace culturel de Latronquière, du mercredi 9 au samedi 12 octobre.

Enfin notez le festival Terres d’Ailleurs par l’association Délires d’encre, du 26 au 28 septembre, à Decazeville et Figeac. Aborder les voyages et expéditions scientifiques à travers des projections documentaires et des rencontres avec les aventuriers.

Laetitia Bertoni La Dépêche

 

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