Une mission périnatalité dans le Lot

Pour lutter contre la mortalité infantile, une mission périnatalité a été mise en place dans le Lot, Des élus et responsables de santé du Lot ont lancé cette initiative inédite dédiée à la périnatalité. le 14 Novembre dernier. 

A savoir : La période périnatale débute lors de la prise de décision d’avoir un enfant ou lors de sa conception et s’étend jusqu’à ce que l’enfant ait au moins un an.  La France se classe au 22e rang européen

C’est le premier département de France avec le plus fort taux de mortalité infantile » – Claire Raulin, préfète du Lot.

Il n’y a pas de surmortalité infantile hospitalière. On veut faire une analyse précise : identifier les causes, travailler avec tous les acteurs et trouver des solutions d’accompagnement, ce sera un long travail – Sonia Neurisse, directrice générale de l’hôpital de Cahors

« C’est un défi gigantesque pour notre pays. L’idée est que notre département devienne un laboratoire dont les solutions feront école en région et au plan national. » Aurélien Pradié député – A précisé avoir sollicité des fondations d’entreprises pour obtenir des financements.

« On ne peut pas rester insensible face à l’augmentation du taux de mortalité dans notre département. Notre rôle est d’alerter et d’agir le plus rapidement possible. » Jean-Marc Vayssouze-Faure, sénateur

Le département du Lot a des atouts, un maillage déjà existant. Nous allons recruter quelqu’un pour mener ces travaux. Il y aura un plan de financement et des actions concrètes engagées. » Didier Jaffre, directeur général de l’ARS (Agence régionale de santé)

Il est ainsi prévu le recrutement d’une personne pour piloter, et des financements pour améliorer l’offre de périnatalité dans le département.

Objectif : faire baisser le taux de mortalité infantile dès 2026, et servir de modèle aux autres territoires.

Selon une nouvelle étude de l’Inserm, la mortalité néonatale  pourrait être liée aux inégalités socio-économiques. Les chercheurs ont ainsi élaboré un indice de désavantage social adapté à la période périnatale et observé que le risque de décès d’un nouveau-né est plus élevé pour les mères qui résident dans les communes défavorisées.

Selon un article du journal Le Monde de mai 2025, les médecins quant à eux, réfutent le lien entre hausse de la mortalité infantile et la fermetures des petites structures. Tous les professionnels de santé sollicités le disent : la Suède et la Finlande, qui ont les taux de mortalité les plus bas d’Europe, ont connu une réduction bien plus drastique du nombre de maternités. « Mais ces fermetures ont été planifiées, anticipées, et réalisées dans le cadre d’une réorganisation globale de l’offre de soins », relève la Société française de médecine périnatale. En France, les décrets d’autorisation de l’activité périnatale n’ont pas été revus depuis… 1998, et la réécriture de la carte hospitalière a eu lieu, jusqu’ici, largement par défaut, les fermetures intervenant dans les cas où la ressource médicale s’est tarie au point d’empêcher son maintien, ou dans le secteur privé, en raison d’une activité déficitaire.

La Société Française de Médecine Périnatale a présenté en

Un rapport