Une pétition a été lancée contre une ferme de 1 600 veaux dans le Lot

  Un collectif de citoyens dénommé « Collectif citoyen contre la ferme-usine-concentrationnaire de Soucirac », initié par le jardin pédagogique « La yourte aux fruits » (voir le site), a lancé une pétition sur le site change.orgcontre la création d’une ferme de 1 600 veaux à Soucirac, non loin de Gourdon dans le Lot, au cœur du Parc Naturel Régional des Causses du Quercy.

Et en 5 jours seulement, elle a déjà enregistré près de 1 700 signatures.

Au préfet, président du Département…

Cette pétition a été adressé à Jérôme Filippini, préfet du Lot, mais aussi à Serge Rigal, président du Département du Lot, Marie-Odile Delcamp, présidente de la communauté de communes Quercy-Bouriane à laquelle appartient la commune de Soucirac et Philippe Andlauer, directeur du Parc Naturel régional des Causses du Quercy.

« Ce projet a été présenté comme étant sans impact écologique alors qu’il se trouve sur une minuscule commune de 105 habitants, qui compte déjà plusieurs élevages ovins, un élevage de canards, un élevage intensif de 690 veaux par an (celui-là même qui souhaite passer à 1 600 veaux) + vaches et broutard, un élevage de chevaux et un centre équestre… soit plusieurs milliers d’animaux dont les déjections sont déversées sur ce petit territoire » explique le collectif.

Le bien-être animal remis en cause

Si l’impact écologique d’une telle structure est mis en avant par ce groupe de citoyens, le bien-être animal de cette ferme est également remis en cause :

« La lecture attentive du dossier nous apprend par ailleurs que les pauvres veaux vont passer leurs 6 mois de vie enfermés par 8 dans des cellules de 15 m² (ce qui représente moins de 2 m² par veau qui pourtant pèsera plus de 200 kg à la fin de sa courte vie) et sur caillebotis, c’est-à-dire sans paille et directement au-dessus de leurs déjections. »

Le collectif demande au préfet du Lot de rejeter ce projet, ou du moins qu’il soit soumis à une étude d’impact environnemental indépendante. Cette étude ayant pour objectif de rassurer sur les conséquences de cet élevage pour l’homme et l’environnement.

Lancée le 30 janvier 2019, la pétition a récolté 500 signatures en moins de deux jours. Le premier objectif de 1 600 signatures en corollaire aux 1 600 veaux, a été atteint en 4 jours seulement.

Aujourd’hui, le nouveau cap de cette pétition est fixé à 2 500 signatures.

Cliquez ici pour voir la pétition

Actu Lot

18 commentaires pour “Une pétition a été lancée contre une ferme de 1 600 veaux dans le Lot

  1. Mireille
    mardi, 5 février 2019 à 08:18

    Un scandale de plus . Je n’ose imaginer les conditions de vie de ces pauvres bêtes. Encore une énorme batterie au détriment des autres paysans. Bravo pour le partage des richesses

    • Boutinaud
      mardi, 5 février 2019 à 14:42

      Oui un scandale de plus. Personnellement j’en suis réduit à commander le peu de viande que je consomme dans un département du Nord Ouest de la France, là où les animaux sont nourris exclusivement à l’herbe et au foin. D’ailleurs on sent la différence, et grâce à cette nourriture la viande contient des Oméga-3 contrairement aux autres modes alimentaires qui ne contiennent que des Oméga-6 dont la plupart des gens sont gavés au détriment de leur santé.

  2. michel christian
    mardi, 5 février 2019 à 17:26

    Comment un collectif peut être a se point ridicule dans certains de ces propos! Oui bien sur, nous sommes a la campagne, oui bien sur, dans nos campagnes il y a des agriculteurs et des éleveurs, oui bien sur, le projet au niveau confort des animaux n’est pas terrible, loin s’en faut, mais dire qu’il y a déjà trop d’élevage est un non sens, doit on arriver a des quotas par surface! et de plus, ce sont les consommateurs, qui ne veulent pas payer plus cher leurs viandes, qui font faire cette structure Donc au lieu de se battre contre un éleveur battons nous contre la grande distribution. Bonne fin de journée « Ce projet a été présenté comme étant sans impact écologique alors qu’il se trouve sur une minuscule commune de 105 habitants, qui compte déjà plusieurs élevages ovins, un élevage de canards, un élevage intensif de 690 veaux par an (celui-là même qui souhaite passer à 1 600 veaux) + vaches et broutard, un élevage de chevaux et un centre équestre… soit plusieurs milliers d’animaux dont les déjections sont déversées sur ce petit territoire » explique le collectif.

    • Dominique SANGUINE
      jeudi, 7 février 2019 à 18:28

      Il n’est pas question de se battre contre des éleveurs, mais bien contre des projets initiés par la grande distribution… Par ailleurs, je ne suis pas sure que nous parlions vraiment d’un éleveur, mais plutôt d’un entrepreneur prêt à tout pour un peu plus de blé…
      Pour le collectif ridicule !! D. SANGUINE

      • michel christian
        vendredi, 8 février 2019 à 06:22

        Bonjour Dominique Sanguine, Pour être sur qu’il s’agit d’un éleveur allez le voir, discuter avec lui puisqu’il est déjà installé pour voir qu’elles sont ses motivations et qui le pousse a faire cela! et pour le ridicule ou ai-je dit que c’était le collectif? c’est juste quand le collectif dit “qu’il y a trop d’élevages” la oui c’est ridicule!
        Bonne fin de journée

        • Dominique SANGUINE
          mercredi, 13 février 2019 à 12:46

          Pouvez-vous préciser d’où vous sortez la phrase “qu’il y a trop d’élevages” ?

          • michel christian
            mercredi, 13 février 2019 à 20:29

            De la : ” Ce projet a été présenté comme étant sans impact écologique alors qu’il se trouve sur une minuscule commune de 105 habitants, qui compte déjà plusieurs élevages ovins, un élevage de canards, un élevage intensif de 690 veaux par an (celui-là même qui souhaite passer à 1 600 veaux) + vaches et broutard, un élevage de chevaux et un centre équestre… soit plusieurs milliers d’animaux dont les déjections sont déversées sur ce petit territoire » explique le collectif. Bonne soirée

            • Dominique SANGUINE
              jeudi, 14 février 2019 à 19:20

              Vous avez donc tiré vous même la conclusion, car je ne le vois pas écrit !!

              • christian michel
                vendredi, 15 février 2019 à 06:11

                Vous jouez sur les mots car quand vous dites ” plusieurs milliers d’animaux” vous considérez de fait qu’il y a trop d’élevage il faut être logique la campagne c’est: des agriculteurs et donc des élevages qui servent a nourrir celles et ceux qui y travaillent et la population de nos territoires. Bonne journée

  3. Frédéric Landes
    mardi, 5 février 2019 à 18:16

    Le territoire concerné, en bordure du parc naturel régional, classé récemment geoparc, n’est pas vraiment le meilleur endroit pour ce genre d’élevage. Évidemment ne soyons pas caricaturaux mais ne favorisons pas ce genre d’activité sur nos territoires mais plutôt le bio et les circuits courts en soutenant les petits producteurs et les halles fermieres comme celle de cougnac à payrignac. Je suis sur que si les gens effectivement allaient un peu moins dans les grandes surfaces et un peu plus dans ce genre d’établissement, il s’en ouvrirait d autres et la satisfaction du client bien meilleur.

  4. Franck
    mercredi, 6 février 2019 à 15:47

    Il faut bien réfléchir avant d’implanter des projets industriels dans la campagne.
    Est ce qu’il s’agit du profit financier pour quelques industries et leurs actionnaires ou est ce qu’il est un bienfait pour tout le monde. Tout le monde veut dire ; l’homme proche, l’homme en général, les animaux et la nature.
    -Avec nos connaissances d’aujourd’hui sur l’écologie, la santé, la nourriture, etc., il est totalement dépassé et totalement irresponsable de réaliser un projet comme ça.
    -Une telle concentration des animaux, qui vivent dans leurs déjections, est une couveuse pour les maladies et les germes, qui ont besoin de traitements chimiques et antibiotiques à très hautes doses, qui empoisonnent également la viande produit.
    Rendre les déjections dans la nature sera une polution du même niveau, alors il devrait les traiter comme des déchets chimiques !
    -Pour produire un kilo de protéines animal il en faut presque 10 kilos de protéine végétale, ce qui fait que la viande est un produit de luxe extrême à base d’une gaspillage énorme.
    -La production industrielle comme ça sera une grande concurrence pour la viande produit encore assez saine.
    -On n’a pas encore parlé de la souffrance des animaux, qui devrait être une honte pour les humaines.

  5. Anonyme
    mercredi, 6 février 2019 à 21:34

    Y a t’il eu une enquête publique ?
    C’est un projet qui impacte l’environnement

    • Dominique SANGUINE
      mercredi, 13 février 2019 à 12:49

      Malheureusement le problème est bien là : il n’y a eu AUCUNE ETUDE d’impact environnemental car il est considéré qu’un élevage inférieur à 801 bêtes (d’ou la limitation à 800 par 6 mois, soit 1600 par an) n’y est pas soumis. C’est tout simplement scandaleux, et c’est ce contre quoi nous nous battons, en exigeant que l’étude ait lieu, au regard de la toute petite taille de la commune…

  6. landes frédéric
    jeudi, 7 février 2019 à 08:51

    on est d’accord!!! il en est de même avec les canards. on a vu les problèmes lors de la grippe aviaire d’un système absurde qui favorise les grandes exploitations et qui du coup engendre des risques plus grand au niveau sanitaire. absurde on le dit oui

  7. Daniel
    samedi, 9 février 2019 à 06:38

    Y a t’il eu concertation et sous quelle forme ? la loi est elle respectée ?
    Dans tout projet, comme dans la vie en général, tout est gris ( je n’ai pas écrit aigri) et pas tout noir ou tout blanc En général c’est une question de point de vue, du fait des connaissances dont chacun dispose ( bien sûr il y a les extrémistes obtus et ceux là n’arriveront à rien d’autre que d’entrainer le déchirement)
    Normalement les lois sont là pour assurer les garde fou en prenant en compte tous les impacts environnementaux mais malheureusement qu’il y a des passe droit !!!
    DE MON POINT DE VUE C’EST SUR LA QUALITE DE LA LOI ET SA JUSTE APPLICATION QU’IL FAUT SE BATTRE
    LE CONTEXTE DU PAYS EST UNE OPPORTUNITE QUI NE SE REPRODUIRA JAMAIS
    ne nous trompons pas de combat

    • Dominique SANGUINE
      mercredi, 13 février 2019 à 12:52

      Le problème est que la loi est mal faite pour les hommes et l’environnement et qu’elle n’est PAS DU TOUT faite pour les animaux. Nous ne nous battons pas que pour notre patrimoine mais aussi pour le bien être animal. On est pas obligé de torturer les animaux avant de les abattre (car ces conditions de vie sont réellement une torture)… Et nous on est pas non plus obligés de manger de la viande à tous les repas !

  8. Camille
    dimanche, 10 février 2019 à 20:18

    Faut-il vraiment manger du veau ? Même dans le Lot (où on mange volontiers de la viande) , on peut réfléchir à son alimentation. N’est-ce pas le consommateur (lotois ou non) qui est responsable de ce genre d’élevage ?

    • Dominique SANGUINE
      mercredi, 13 février 2019 à 12:54

      Entièrement d’accord, mais le boycott local ne suffit car cette viande n’est pas destinée au marché local mais part directement dans la grande distribution. Ce genre de pétition, même si elle n’aboutit pas permettra à quelques uns de prendre conscience du problème et de diminuer sinon de cesser la consommation de viande !

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