Du houblon à Gourdon

Planter une houblonnière, c’est le projet qu’a fait pousser Laurent Debat, dans son Champ du pigeonnier, à Gourdon. Pour vous en donner un aperçu, il a décidé d’accueillir le public, et notamment les brasseurs artisanaux du Lot, à l’occasion d’une porte ouverte le 13 juillet prochain, en partenariat avec Houblons de France et Hopen Hoblon.

Laurent Debat est impressionné par la croissance de son houblon.
Laurent Debat est impressionné par la croissance de son houblon. – Photo DDM – Laetitia Bertoni

Natif de la Bouriane, c’est à Paris que Laurent Debat a tracé sa voie professionnelle, mais l’appel de ses racines lotoises était trop fort. À raison de 3 à 4 jours par mois, il quitte donc la capitale pour fouler la terre lotoise et regarder grandir ses plantations. Noyers, amandiers, chênes canadiens, mais surtout sa noiseraie plantée en 2014, ses plantes aromatiques – dont de très belles variétés de menthe – et son houblon mis en pleine terre en janvier dernier constituent les principales cultures du Champ du pigeonnier.

 

Déjà 150 noisetiers sont cultivés

« Revenir sur la propriété familiale, cela faisait 10 ans que j’y pensais. Hormis quelques noyers anciens tout était en prairie. J’ai choisi de planter 150 noisetiers car ils poussent plus vite, et parce qu’il y a une forte demande sur le marché. Je dispose de 1,5 ha, alors j’ai aussi opté pour la polyculture. Aujourd’hui, j’ai au moins 15 sortes de productions différentes », indique-t-il, en parcourant son verger.

6 variétés de houblon, dans un verger biologique

Mais Laurent Debat s’intéresse aussi à la permaculture. Il veille à associer les plantes pour qu’elles se protègent mutuellement des attaques d’insectes et autres infestations. Il paille pour éviter l’évaporation de l’eau… Amende en compost et broyat végétal. Et laisse faire dame nature. En ce mois de juin, il vient justement voir où elle en est…

Il cultive sa parcelle en permaculture.

 

Il cultive sa parcelle en permaculture. – Photo DDM – Laetitia Bertoni

« Je suis impressionné par la croissance des 250 pieds de houblon. Pour l’instant j’expérimente 6 variétés, sans déroger au tout bio », prévient-il, avant de poursuivre : « Les brasseurs français manquent de matière et doivent aussi se fournir en houblon à l’étranger. Il y a donc une belle opportunité à saisir dans le Lot ».
Et comme il ne manque ni d’idée, ni de courage, Laurent Debat pense déjà à s’aventurer sur un autre terrain : la culture du goyavier du Brésil.

laurent.debat@yahoo.fr ; Tél. 06 62 59 18 86.

Laetitia Bertoni  La Dépêche
 

 

1 commentaire pour “Du houblon à Gourdon

  1. jean pierre j
    vendredi, 21 juin 2019 à 08:09

    Ancien ch’ti, je ne résiste pas à vous faire entendre, témoignages du siècle précédent ” Raoul et les Capenoules” en 1971:

    https://youtu.be/U_newGM0Yqs

    Confidence: çà n’était pas de la bière Bio.

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