Festival Traces contemporaines à Cahors

Il arrive, pas à pas, avec ses chorégraphes et ses danseurs.Le festival Traces contemporaines se veut plus rassembleur, plus collectif. Il aura lieu à Cahors du 19 au 22 septembre.

Le festival de danse Traces contemporaines, c’est d’abord une belle histoire de bénévoles et d’artistes bien sûr dont, en premier lieu, la chorégraphe et directrice artistique de l’événement Nora Turpault. Le groupe des soutiens et partenaires artistiques, associatifs, institutionnels et économiques du territoire s’est considérablement agrandi au fil des ans, formant ainsi le grand le cercle que la chorégraphe cadurcienne a symboliquement composé à la Villa malbec, à Cahors, où elle a annoncé les temps forts du festival.

Nora Turpault en a également rappelé l’esprit et la philosophie dans une déclaration passionnée dont elle a le secret.

 

«Chaque partenaire apporte un vrai partage, sa sensibilité et sa connaissance qui donnent la note de ce monde à l’autre (la thématique culturelle du festival). Traces contemporaines, ce n’est pas le festival de Nora Turpault, c’est le festival de toute une ville. Je suis très heureuse qu’il soit devenu une aventure collective et partagée. Bien sûr, l’excitation est là, car ce festival permet de découvrir l’autre et de vibrer, car un corps qui danse ça ne peut pas mentir», déclare-t-elle.

«La force de l’art, aujourd’hui, c’est de nous réunir et de nous relier à la beauté de la vie. C’est pour cela que le spectacle vivant est un moment très précieux, un instant de vie dont il faut profiter ensemble. Soyons en joie et en fête, soyons vivants», ajoute-t-elle dans le même souffle empli d’enthousiasme.

Des danseurs indonésiens

Jérôme Prevost, partenaire historique (groupe Paprec et Le Coin des halles), est à l’évidence connecté à l’état d’esprit qui anime la chorégraphe.

«Il faut en effet profiter du bonheur à l’instant où on peut le vivre et pas simplement s’en émerveiller après, comme un simple souvenir. Dans la vie, on dit souvent c’était bien, après l’instant vécu. Vivons ce bonheur pendant qu’il est là», suggère-t-il.

Le festival et son cercle s’ouvriront jeudi 19 septembre, à 18 heures, sur les allées Fénelon avec le spectacle élaboré sur le thème Constuisons des liens, pas des murs.

«Les Cadurciens et Lotois qui ont répondu à l’appel participatif et les cinq danseurs indonésiens de la nouvelle création d’Abderzak Houmi, parrain du festival, célébreront une ouverture au monde», résume Nora Turpault.

Le cercle est très ouvert.

Rentrez dedans de tout votre corps et de toute votre âme.


Danse, gastronomie et trois films à l’affiche

Jeudi 19 septembre, à 19 heures, la soirée d’ouverture du festival sur le thème éveil des sens, avec la compagnie espagnole Lali Ayguadé, cherchera à mettre tous les sens et les sons en éveil à la Villa malbec où s’invite Le Coin des halles. Au menu, entre autres délices, dégustation du vin Tandem du Château Lamartine (réservations à la Villa malbec : 05 65 23 82 35). Le lendemain, le village du festival où bat le cœur des Traces contemporaines accueillera à 18 h 30, place Luctérius, le spectacle Entité qui sera interprété par la compagnie Envibration. La place de la Libération s’ouvrira à Des corps dans la ville, samedi 21 septembre à 12 h 30 (Quintessence Compagny). à ne pas manquer également, parmi les autres temps forts : le bal hip-hop participatif et gratuit, également le 21 septembre à 22 h 30, place Luctérius, avec Abdou N’Gom.

Enfin, sachez que pour la première fois le cinéma s’invite dans la danse. Ludovic Graillat, gérant des cinémas de Cahors, a dévoilé les titres de trois films qui devraient laisser leurs traces dans le festival : Une joie secrète, Dantza et Yuli. Programme complet du festival sur le site www.tracescontemporaines.com

Jean-Luc Garcia La Dépêche

 

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