Figeac s’engage, Latronquière aussi

Lundi soir, de nombreux élus figeacois et des représentants associatifs, étaient réunis en mairie, pour annoncer la dréfugiésécision collective de faire de Figeac, une ville d’accueil solidaire des réfugiés. «La situation dramatique exige que nous apportions une réponse de solidarité. Faisons preuve d’humanité. 24 000 personnes à accueillir en France, ce pourrait être concrètement quatre personnes à Figeac, ce n’est pas quelque chose qui va peser sur la vie de la cité ou ses finances», rassurait André Mellinger, le maire, avant que chacun soit invité à s’exprimer. Avec émotion, Marta Luis, puis Antoine Soto, ont brièvement évoqué le parcours de leurs familles, fuyant leur pays, en 1968 pour l’une, en 1938 pour l’autre.

Latronquière s’engage

«Vu la situation en Syrie, hélas, l’accueil des réfugiés se fera pour une longue durée ; des territoires comme les nôtres ont l’obligation d’accueillir, pour renforcer notre population, nous en avons les capacités. Celui que l’on attend maintenant, c’est l’État, pour savoir comment tout cela va se mettre en place», disaient Olivier Bonneau, président de l’intercommunalité du Haut Ségala et Éliane Lavergne, maire de Latronquière.

4 commentaires pour “Figeac s’engage, Latronquière aussi

  1. jevouslis
    vendredi, 11 septembre 2015 à 11:14

    La crise des réfugiés s’est invitée dans le débat politique lotois. Hier, en marge d’une conférence de presse sur l’accessibilité des services au public (sur laquelle nous reviendrons dans une prochaine édition), Serge Rigal, président du conseil départemental, et Catherine Ferrier, la préfète du Lot, ont clarifié leur position.

    Oui à l’accueil des réfugiés mais pas à n’importe quelle condition ; voilà la position en résumé. Seules trois communes (Figeac, Latronquière et Cahors) ont pour l’instant formalisé leur intention d’accueillir ces malheureux. Des représentants de ces trois villes sont d’ailleurs invités à se rendre, samedi, au ministère de l’Intérieur pour s’y faire préciser les modalités d’application. Serge Rigal souhaite que «nous puissions collectivement contribuer à la mobilisation en cours. Les services sociaux du département du Lot, en étroite collaboration avec les services de l’État, seront à l’écoute de toutes les initiatives des communes qui se mobilisent pour venir en aide aux réfugiés. Nous agirons dans l’exercice de nos missions de solidarité en faveur de l’enfance et de la famille (dispositif RSA, intervention en matière de logement social) en fonction des besoins qui s’exprimeront. Nous serons également attentifs aux initiatives de l’État, coordonnateur des actions publiques ou humanitaires. Le Lot a toujours été une terre d’accueil, une terre de tolérance, une terre de fraternité. Devant l’histoire et devant les hommes, la tradition humaniste et la responsabilité de la France, sont ici en jeu. Nous devons y prendre toute notre part.»

    Catherine Ferrier est sur la même longueur d’ondes : «Si nous accueillons des réfugiés, il faut le faire dans de bonnes conditions. En dispensant des cours de français aux migrants, en réfléchissant à la scolarisation des enfants, par exemple.»

    Rappelons qu’au prorata des 24 000 réfugiés que la France s’est décidée à recevoir, le Lot devrait en héberger autour de 70.

  2. jevouslis
    jeudi, 10 septembre 2015 à 14:17

    Europe Ecologie les Verts (EELV) du Lot se positionne sur l’accueil des réfugiés «L’afflux de population qui atteint l’Europe depuis plusieurs années déjà et connaît une accélération depuis quelques mois est une crise majeure qui appelle à la solidarité de tous. Si notre département semble moins exposé que d’autres, compte tenu de sa position géographique, il doit participer à l’effort collectif. Cet exode nous rappelle une histoire pas si ancienne, quand les réfugiés espagnols ont franchi les Pyrénées pour fuir la guerre civile et font aujourd’hui totalement partie de la population du sud-ouest. Nous nous félicitons de la décision de la ville de Figeac d’accueillir des réfugiés, mais nous estimons que chaque collectivité locale doit effectuer la même démarche et proposer son aide, depuis la plus petite commune jusqu’à l’échelon départemental. Nous exhortons la municipalité de Cahors à s’inscrire dans cette démarche solidaire au plus vite. Notre département dispose de nombreux logements vacants, de places dans les écoles et de structures d’accueil fonctionnelles qui lui permettraient de perpétuer sa tradition humaniste et hospitalière, à un moment dramatique de l’histoire qui appelle à la générosité de chacun des Lotois.»

  3. jevouslis
    jeudi, 10 septembre 2015 à 10:53

    La municipalité de Cahors sera représentée à la réunion ministérielle du samedi 12 septembre au matin à Paris, à destination des élus afin d’accompagner les initiatives locales.
    .Il s’agira ensuite , précisait hier, le maire Jean-Marc Vayssouze d’étudier avec les associations, la préfecture, le conseil général, les conditions pratiques d’hébergement de ces réfugiés dans le chef-lieu».

    • Delerue Danielle
      lundi, 14 septembre 2015 à 15:07

      Je suis très favorable à cette iniative humaniste et réaliste ,le Lot a besoin de mixité ,de renouveau ,les villages se meurent ,à Cazals 46250 on ne trouve pas de kiné de remplacement ,il serait bien de faire bouger les mentalités et de s’ouvrir aux autres ,on a besoin aussi de maintenir nos écoles ( Lherm , Goujounac etc …. ) et à voir tous ces volets fermés dans cette belle Bouriane ,ça pourrait devenir déprimant !…..

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