Le conseil départemental dit oui à la LGV

La ligne à grande vitesse Toulouse-Bordeaux-Paris est sur les rails, mais reste à savoir lesquels ?

Dans le Lot, le conseil départemental a pris une motion lundi, en séance, rappelant à l’Etat que le dessein ferroviaire ne devait pas laisser à quai le train interrégional POLT (Paris-Orléans-Toulouse).
De nombreux élus ont pris la parole dont Vincent Bouillaguet, Denis Marre, Frédéric Gineste, Alfred Terlizzi, et d’autres, la plupart regrettant l’absence de projection et d’éléments pour prendre position dans ce désenclavement territorial, même si tous ont salué l’opportunité de ce projet rail LGV.
«À la condition, martelait Serge Rigal, le président, qu’on n’oppose pas le train au train. Car, la défense de la ligne ferroviaire POLT, structurante pour notre territoire, est complémentaire avec l’engagement dans le Grand projet du Sud-Ouest», disait-il, invitant l’Etat  à tenir ses engagements afin de concilier ligne à grande vitesse, mais aussi dessertes fines et locales, maintient des gares de proximité et fréquence et régularité des trajets.

« On est loin de l’aménagement du territoire qui nous concerne »

Un seul élu s’est abstenu sur ce vote, Francesco Testa, qui a justifié : « La LGV va relier des métropoles à la capitale, dans un phénomène de centralisation. On est loin de l’aménagement du territoire qui nous concerne, d’autant que le conseil départemental n’a pas la compétence transport. L’État n’a pas à nous demander d’intervenir financièrement pour la LGV. Il prévoit 14.3 milliards pour un train qui sert 10% des usagers du rail, mais n’en financera que 40%. C’est Polt notre priorité et celle de 90% des usagers», disait-il évoquant la balafre que fera dans le Sud-Ouest la future ligne TGV. Quant à André Mellinger, il se remémorait le débat sur l’A20, un axe que plus personne ne regrette aujourd’hui ; et Guillaume Baldy,  Pascal Lewicki et Rémi Branco d’argumenter sur la baisse des émissions CO2.

Laetitia Bertoni  ladepeche.fr
 

le Conseil communautaire du Grand Cahors a voté en faveur de la création de la LGV Bordeaux-Toulouse

« Nous soutenons le projet qui apportera une seconde connexion de Cahors à Paris via la LGV. Mais en contrepartie, nous demanderons la garantie et le développement d’un accès TER et Intercités jusqu’à Bressols qui permettra de faire un trajet Cahors-Paris en moins de 4h ». 

2 réflexions sur “ Le conseil départemental dit oui à la LGV

  1. Je tiens à saluer le bon sens de M Testa. L’état ne pourra pas financer une partie de la LGV et la ligne Polt, contrairement à ce que laisse entendre le département et une grande partie de nos élus, certains de nos députés et sénateurs, les autres s’abstenant de tout commentaire.
    La LGV n’apporte rien au Lot, sinon une perte de nos ressources financières.
    J’ai le souvenir d’une réunion sur la ligne Polt, il y a quelques années, où une conseillère départementale avait été interpellée au sujet de la revue du Conseil départemental qui avalisait d’un financement au sujet de cette LGV. Cette conseillère a demanti cet article et a quitté la salle.
    La ligne Toulouse Brive Paris, même pour le Polt, nécessitera beaucoup de travaux d’entretiens et remise à niveau, en particulier pour les viaducs dont le nombre et la longueur sont importants entre Brive et Cahors. Les financements étant limités, il sera beaucoup plus simple de la limiter au tronçon Brive Paris.
    Les initiatives de type Raicoop sont intéressantes, mais elles ne se substituent en rien au besoin d’une liaison directe vers Paris, sans passer par Toulouse pour le réseau ferroviaire.

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