Manifestation à Figeac contre l’expulsion de familles demandeuses d’asile

Vendredi 14 février à 17 heures, la Cimade manifestera devant la sous-préfecture de Figeac pour exprimer son indignation : plusieurs familles implantées et intégrées depuis de nombreuses années à Figeac viennent de recevoir un avis d’expulsion. La famille de Kristina, originaire d’Albanie et accueillie à Figeac depuis près de 5 ans, vient ainsi de voir sa demande d’accueil refusée par la préfecture au motif que la France considère l’Albanie comme “un pays sûr” pour ses ressortissants. “Depuis 15 jours, on assiste à une recrudescence de procédures d’expulsion de personnes déboutées du droit d’asile, dénoncent les militants de l’’association. Nous appelons la population à se mobiliser pour une politique migratoire plus humaine”. La Cimade indique en outre que la préfecture du Lot a enclenché une procédure d’expulsion pour Kristina, qui a reçu une obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai assortie d’une assignation à résidence. Elle précise aussi que Mario, son frère, vient lui aussi de recevoir OQTF avec assignation à résidence. “Nous avons à faire à une procédure particulièrement répressive avec interdiction de quitter le département, ce qui veut dire un pointage trois fois par semaine à la gendarmerie, révèlent, scandalisés, les militants de l’ONG. Les OQTF sont aussi assorties d’une interdiction de retour sur le territoire français, mesure utilisée dans le cas d’expulsion pour terrorisme !” A ce jour, Kristina a introduit un recours contre son OQTF devant le tribunal administratif de Toulouse, qui l’a rejeté.

Les militants souhaitent ainsi interpeller les habitants, les représentants de l’Etat et les élus du territoire : “À Figeac va-t-on voir se banaliser une violence administrative qui laisse des personnes, des familles à la rue comme à Paris, Toulouse ou Bordeaux ?”

La Dépêche

3 commentaires pour “Manifestation à Figeac contre l’expulsion de familles demandeuses d’asile

  1. jevouslis
    samedi, 15 février 2020 à 13:09

    Plus de 250 personnes ont manifesté leur colère et leur émotion contre l’expulsion annoncée de personnes installées depuis plusieurs années à Figeac. Un appel a été lancé au préfet du Lot. Une délégation emmenée par le maire de Figeac a été reçue par la sous-préfète de Figeac, qui a assuré transmettre les doléances exprimées au nouveau préfet du Lot. Fabrice Marty, PDG de l’Intermarché de Figeacet de Bagnac, faisait partie des personnes reçues par la sous-préfète. Il tenait à témoigner en faveur de la jeune Kristina Hala : “nous avons eu Kristina plusieurs fois en stage, grâce aux conventions signées avec le lycée Champollion où elle fait ses études secondaires. À chaque fois nous nous sommes félicités de ce choix : cette jeune femme exemplaire est polyvalente, efficace, toujours très appréciée des équipes dont elle a fait partie. Je voulais lui proposer une embauche en CDI dès le début d’année, mais nous n’avons pas pu obtenir les autorisations administratives. Alors que cette jeune femme est si bien insérée dans la société figeacoise, et à l’heure où il est si difficile de recruter du personnel, qui plus est performant et motivé comme elle, la décision administrative de renvoyer Kristina en Albanie me semble totalement incompréhensible et contre-productive”. Une audience a été demandée au préfet du Lot qui vient de prendre ses fonctions à Cahors.
    La Dépêche

  2. jevouslis
    jeudi, 20 février 2020 à 11:22

    Mercredi 19 février, 10 heures du matin. Samuel Gabrielian et son épouse, tenant leur bébé dans les bras, viennent d’entrer dans la gendarmerie de Figeac, place du Douze Mai 1944. Ce couple installé depuis cinq ans à Figeac est parent de trois enfants : le bébé et deux enfants plus âgés scolarisés à Figeac. Samuel Gabrielian est géomètre et topographe. Le couple a été convoqué hier matin pour se faire remettre « une lettre ». Une obligation de quitter le territoire À leur sortie de la gendarmerie, près de deux heures et demie plus tard, on apprend qu’il s’agit d’une OQTF : obligation de quitter le territoire français, et sans délai. Une notification qui ne laisse que 48 heures à la famille pour envoyer un recours en annulation au tribunal administratif. Une avocate, aux côtés de la Cimade, est saisie du dossier.
    La Dépêche

  3. Sainz Pascal
    vendredi, 21 février 2020 à 10:42

    Très touché par cette nouvelle; famille Gabriélian .
    les enfants peuvent ils continuer à être scolarisés ?

    Que peut-on espérer pour cette famille,?

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