Thérèse, 88 ans, fidèle gardienne de l’église de Saint-Germain-du-Bel-Air
Si vous avez visité l’église de Saint-Germain-du-Bel-Ai lors des journées du patrimoine, vous avez peut-être croisé Thérèse sans le savoir. Ce lieu, qui existe et vit grâce au travail précieux de bénévoles, dont les associations comme NATENPA, doit une partie de son éclat à une discrète passionnée.
Car si l’église est si belle, c’est aussi parce qu’elle est soigneusement entretenue et décorée de fleurs fraîches, renouvelées régulièrement. Derrière ces bouquets se cache une « jeune femme » pleine d’énergie et de sourire, âgée de 88 ans.
Née en 1938 à Saint-Germain — à une époque où les femmes accouchaient à la maison — Thérèse quitte son village natal en 1963 pour travailler à Cahors, puis suit son mari à Tarbes, où elle vit et travaille pendant de longues années. Mais elle n’a jamais manqué une seule vacance au pays. En 2019, elle y revient définitivement et reprend le flambeau des personnes qui veillaient sur l’entretien de l’église.
Pour elle, cet engagement bénévole a du sens et de la valeur. Avec elle, les fleurs sont fraîches et naturelles, renouvelées à chaque office. Elle les cultive et les cueille dans son jardin. L’affichage est prêt avant la messe, le prêtre trouve tout préparé : vin de messe, entretien des dessus d’autel, mise en route de l’éclairage, ouverture des portes. À Noël, c’est elle qui installe la crèche et veille à la restauration des personnages. Et lors des derniers dégâts des eaux, c’est encore elle qui a épongé les centimètres d’eau qui avaient envahi le sol dallé de l’édifice.
Tout ce travail permet aux visiteurs de passage comme aux pratiquants d’entrer dans un lieu qui magnifie les œuvres qu’il abrite. « Pour moi, c’est naturel », dit-elle simplement.
Et la relève ? Elle y songe déjà, en « formant » une personne à la confection des bouquets.


