Cocorico : un coq lotois

La marque de vêtements, désormais présente dans des magasins physiques, poursuit sa croissance. Alors qu’elle fêtera ses dix ans en 2027, Cocorico continue de miser sur le fabriqué en France à prix abordables. Elle vise les 30 millions d’euros de chiffre d’affaires cette année.

Un siège à Frayssinet-le-Gélat

,Arthur Charle, est cofondateur de l’entreprise avec son frère et sa sœur. (née Frayssinet-le-Gélat).

Si la marque de prêt-à-porter compte aujourd’hui une quarantaine d’usines partenaires un peu partout en France le siège de l’entreprise et la logistique demeurent à Frayssinet-le-Gélat . Elle affiche un chiffre d’affaires de 20 millions d’euros sur son site marchand l’an dernier, avec près de 850.000 clients actifs. Des consommateurs séduits par le concept, inchangé depuis les débuts : « des vêtements entièrement fabriqués en France à des prix abordables pour tous, voire compétitifs », .

Avec un million de pièces vendues en 2025, Cocorico s’impose comme « le premier fabricant français »

Le principe, validé au départ sur des boxers, est aujourd’hui le même pour l’ensemble des 7000 références que propose Cocorico, en s’appuyant sur les savoir-faire locaux. Et les 49 % de croissance enregistrés depuis le début de l’année par rapport à 2026 viennent valider cette stratégie. Mais, comme « 80 % des vêtements achetés en France le sont en magasin », la marque lotoise a lancé, depuis quelque mois, un test en proposant ses produits dans une soixantaine d’Intersport de l’Hexagone. « Les premiers retours de vente sont très bons, mais ce sera aux franchisés Intersport de décider s’ils veulent poursuivre avec nous », explique le dirigeant.

« Nous avons questionné le modèle »

Pour Arthur Charle, ce succès est la preuve que « à prix et qualité équivalents, le consommateur préfère le made in France ».

Mais, alors que produire en France est souvent exclu parce que jugé trop cher, comment Cocorico a réussi ce pari ?

« Nous n’étions pas issus de l’univers du textile, ce qui nous a permis de questionner le modèle et, à travers nos parcours [1] ,

Nous avions des compétences complémentaires », indique le cofondateur.

Et d’éclairer leur approche : « Je prends souvent l’exemple de la bande de propreté, ajoutée sur les tee-shirts pour masquer une couture sur le col. C’est uniquement esthétique et cela demande une minute de plus par pièce. Et le temps, c’est un coût. » Une logique de rationalisation qui ne doit rien enlever à la qualité. « Au fur et à mesure, notre capacité d’investissement nous a permis d’acheter des machines de confection automatique pour gagner en temps et en qualité. »

Des produits certifiés 100 % fabriqués en France.

Codéveloppés avec leurs partenaires industriels, les produits Cocorico sont certifiés 100 % fabriqués en France. « À l’exception du coton, pour lequel nous nous approvisionnons en Grèce auprès de producteurs labellisés et contrôlés, toutes les étapes sont réalisées ici », revendique le dirigeant. Et chaque produit est imaginé en tenant compte des retours de la communauté. « Nous allons sortir vingt-cinq nouveaux produits dans les mois qui viennent, portés par des clients engagés », insiste Arthur Charle. Deux modèles de robe pour l’été viennent ainsi de voir le jour, de même qu’une gamme de produits techniques pour le sport. De quoi viser les 30 millions d’euros de chiffre d’affaires sur le site en 2026.

[1] Arthur Charle avait une agence web spécialisée dans le e-commerce revendue en 2016, sa soeur Coline est avocate et son frère Tom diplômé de Sciences Po Paris

Source: touleco.fr