Méthanisation, Réunion publique, Latronquière

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La Méthanisation pour les nuls

 

16 commentaires pour “Méthanisation, Réunion publique, Latronquière

  1. Daniel
    lundi, 13 mai 2019 à 06:53

    Plutôt qu’un affrontement stérile de principe entre les “pour” et les “contre” cette réunion publique ouvre la voie à une solution adaptée aux particularités du territoire du Lot et au dialogue inexistant à ce jour. Des solutions respectueuses de l’environnement existent : ça a été le cas du méthaniseur implanté sur l’impluvium de l’eau de source Evian. Pour cela il faut une technologie éprouvée , une vérification systématique des produits que l’on met dans le digesteur, une surveillance du fonctionnement du process par des personnes compétentes et surtout une analyse des digestats avant chaque épandage sue le sol ….
    Si on veut faire les choses bien, il faut y mettre le prix !!!! Il y va de la santé de nos enfants et petits enfants …

  2. Methaseli
    lundi, 20 mai 2019 à 17:41

    Il est toujours plus facile de démolir que de proposer et construire. La critique est facile mais il n’y a toujours aucune proposition concrète. Il est facile de faire des réunions uniquement entre “contre”.
    – “Dialogue inexistant à ce jour” : Rencontres des conseils municipaux, site internet http://www.methaseli.fr, deux réunions publiques en Juin 2017 et 2018 sans aucune obligation règlementaire, rencontre de tous les riverains et associations d’opposants dès demande, comités de pilotage avec les élus, les services de l’Etat, les associations environnementales, etc… et enfin une plaquette d’information diffusée en pleine page dans La Dépêche les 6 et 8 octobre 2018. Voici la plaquette : http://methaseli.fr/wp-content/uploads/2018/10/METHASELI-Environnement-Octobre-2018.pdf
    – Projet de méthanisation d’Evian. Le mieux est encore de se référer à leur site et à leur plaquette en fond de page : http://www.cc-peva.fr/355-terragr-eau.htm
    Projet Evian : 40 000 t/an d’intrants dont 36 000 t/an de matières agricoles (4 projets METHASELI : de 7 000 à 28 000 t/an d’intrants par projet 100% agricole – Fumiers et lisiers déjà produits et épandus sur le territoire)
    Méthanisation mésophile en voie liquide infiniment mélangé (comme les 4 projets Methaseli)
    Temps de séjour : 58 jours (65 jours minimum pour les 4 projets METHASELI)
    27 000 m3 de digestat liquide épandus sur 1 400 ha soit 19,3 m3/ha en moyenne et 4 000 t/an de compost (digestat solide uniquement co-composté avec déchets verts) ( idem 4 projets METHASELI : de 16 à 21 m3/ha de digestat liquide et/ou brut suivant surfaces considérées + digestat solide + Respect cahier des charges et procédure qualité (contrôles digestats etc…) pour passer digestats au statut de produits)
    Investissement : Danone 40%, Comm comm Pays d’Evian 20%, entreprise de construction et d’exploitation 14% + 26-27% subventions Ademe, Conseil Départemental, Région, Union européenne – 0% agriculteurs (Projets METHASELI : 100% capital détenu par agriculteurs en projet – Maîtrise locale des prises de décisions)
    Ces projets sont une solution d’avenir. Il est irresponsable d’être toujours dans la critique sans jamais rien proposer ni construire. Il faut toujours comparer la situation projetée avec la situation actuelle.

  3. Jean
    mardi, 21 mai 2019 à 07:45

    Les projets METHASELLI n’ont absolument rien à voir avec ceux d’Evian, et par exemple Andros dans le Lot, qui sont eux exemplaires. Il y a eu en effet lors de l’étude des vrais études d’impact. De plus la sensibilité des sols et la géologie des terrains sont complètement différents. A Evian la goutte d’eau de pluie met 15 ans avant d’arriver au captage.
    Dans le Lot, tout se passe en catimini. On ne parle pas de methanisation sauf quand les projets débutent concrètement sur le terrain.
    J’en veux d’ailleurs pour preuve la consultation publique lancée le 18 mai 2019 sur le schéma biomasse de la région Occitanie, qui va se dérouler sur internet durant le mois de juin. La publicité effectuée par voie de presse comporte une annonce de 30 mm par 30 mm, on peut difficilement faire plus petit ! Ce schéma biomasse concerne évidemment la METHANISATION. As t’on envie que les particuliers s’intéressent à cela, j’en doute. D’ailleurs les politiques et les élus, tout comme le Parc naturel des causses et du Quercy n’en parlent pas. Ce dernier a d’ailleurs en charge dans ses objectifs la protection des ressources en eau souterraine de son territoire. Avec la création intensive de méthaniseurs, et les épandages de digestat brut liquide sur les causses et le SEGALA, château d’eau des causses, nous sommes très mal partis.

  4. Daniel
    mardi, 21 mai 2019 à 10:02

    Monsieur de Méthaseli :
    Nous sommes globalement d’accord avec ce que vous exprimez de façon dépassionnée et nous vous remercions de votre réaction.
    Tout d’abord sachez que les personnes qui pilotent cette réunion ne sont pas des opposants à la méthanisation en général, mais à la méthanisation telle qu’elle pourrait être mise en oeuvre sur les 4 méthaniseurs du Ségala si le critère principal des choix était la rentabilité. Ceci à cause de l’impact potentiel sur les sols, l’eau , l’air et plus globalement l’environnement
    Pour ces 4 méthaniseurs le process retenu ne récupère pas la chaleur, ce qui n’est pas vertueux vis à vis de l’énergie ( car même avec le moteur ORC le rendement est de 43% ce qui veut dire qu’il y a 57% d’énergie perdue !!! )
    Nous ne demandons qu’à être rassurés dans la durée sur : la nature et la qualité des intrants, sur la maitrise du process, sur les analyses des digestats avant qu’ils ne soient épandus ( vous savez que réglementairement 1 seul contrôle annuel vous est imposé ) Trouvez vous normal de ne contrôler qu’une seule fois par an les digestats que vous allez épandre tout au long de l’année ?
    Plus globalement nous demandons que chaque exploitant d’unité de méthanisation mette en place une assurance qualité afin de pouvoir assurer la traçabilité des intrants et des analyses et la transparence de l’exploitation de son ICPE (Installation Classée pour la Protection de l’Environnement) En cas de problème notable c’est l’exploitant en personne qui est pénalement responsable et non Méthaseli qui le conseille.
    Evian c’est effectivement un exemple réussi avec une réelle concertation, avec des choix judicieux pour le process et avec une assurance qualité qui apporte des garanties dans la durée et permet la transparence totale. Il y a d’autres exemples positifs plus proches, comme quoi il est possible de concilier au mieux énergie et environnement
    Nous maintenons notre affirmation “absence de dialogue” par contre nous reconnaissons tout a fait les nombreuses informations IL Y A UNE GRANDE DIFFERENCE ENTRE MONOLOGUE ET DIALOGUE
    Pour preuve nous pourrions joindre les nombreuses lettres en LRAR qui ont été envoyées pour demander une concertations et qui sont restées lettre mortes, mais le but n’est pas de polémiquer
    Si vous êtes vraiment ouvert au dialogue nous vous invitons à cette réunion publique. Ce serait un signe d’ouverture de votre part et rassurez vous vous serez accueilli respectueusement
    Au 24 nous espérons
    Les défenseurs d’une méthanisation respectueuse

    mise en place d’une assurance

  5. LILIANE REVEILLAC
    mercredi, 22 mai 2019 à 07:06

    Liliane REVEILLAC
    La méthanisation avec digestat liquide est NON adaptée aux sols et à l’EAU du LOT

    C’est ce qui sera démontré à LATRONQUIERE, le vendredi 24 mai

    Mais c’est aussi ce que disent :
    Guy ASTRUC (BRGM) qui a fait toutes les cartes géologiques du LOT, ainsi que le professeur Jean Noel SALOMON (géographie physique à Université de Bordeaux) ,
    André TARRISSE (ancien hydrogéologue du LOT) et le professeur Michel. BAKALOWICZ (spécialiste international du Karst ),
    Les Professeurs en agronomie Pierre AUROUSSEAU (université de Rennes) et Michel KAEMMERER (ENSAT Toulouse, spécialiste des sols), Lydia et Claude BOURGUIGNON .
    Le professeur Michel LORBLANCHET et d’autres préhistoriens et paléontologues qui s’inquiètent pour les grottes et cavités du LOT ( 1432 ) ainsi que certains spéléos.
    D’autres universitaires répartis dans l’hexagone (physiciens, chimistes…) partagent aussi cette théorie et se sont regroupés dans le COLLECTIF NATIONAL SCIENTIFIQUE pour une METHANISATION RAISONNEE.

    Quant au Méthaniseur d’EVIAN, vous n’en connaissez que la plaquette, qui est un raccourci incomplet de ce méthaniseur très respectueux de l’environnement de la Haute Savoie, environnement très diffèrent de celui du LOT.
    Je n’énumèrerai que quelques points importants de l’enquête publique de Terragr’EAU qui est soumis à autorisation avec études d’impact , études de risques et de danger , site unique pour 42 agriculteurs , très isolé des habitations, 15 ans de réflexion , des porteurs de projets comme une communauté de communes et Danone, ( Danone est pourtant présent à Lacapelle Marival !) stockages couverts, avec biofiltres pour les odeurs, respect des zones humides et de la biodiversité , hygiénisation, analyse avant chaque épandage et selon les cultures , double filtration des eaux , compostage avec les déchets verts ; pas de cogénération mais du Gaz épuré et injecté , pas de perte de la chaleur qui représente 60% du Biogaz consommé , etc…… TOUT ce que n’ont pas, ceux du SEGALA !

    Son seul défaut pour être mis en place dans le LOT, ce sont les 27 000 m3 de digestat liquide ,( à peine plus qu’un des 3 méthaniseurs !) qui ne devraient pas être épandus sur le Causse et dans le Ségala si on respectait , comme dans le DOUBS, le guide d’épandage de effluents en milieu karstique (http://v1.comte.com//upload/mediatheque/documents_pdf/gestion_des_effluents_en_milieu_karstique_2015-.pdf)
    En effet, dans le Ségala, l’eau et sa pollution arrivent en quelques heures au captage. Ce n’est pas le cas à Evian où la goutte d’eau, qui tombe sur l’impluvium met 15 ans pour arriver à la source d’EVIAN : elle est donc nécessairement filtrée, débarrassée de tous les germes pathogènes et autres produits toxiques .
    Le Méthaniseur d’ EVIAN n’est donc en rien , comparable aux Méthaniseurs du LOT.

  6. Methaseli
    jeudi, 23 mai 2019 à 10:29

    En réponse au contributeur nommé Daniel.
    Tout d’abord, tous les opposants aux projets de méthanisation mais aussi à d’autres types de projets commencent toujours par se présenter comme non opposés au principe mais… car il y a toujours un mais…
    On pourrait se demander si la qualité principale du méthaniseur d’Evian n’est pas à vos yeux d’être à 400 km à vol d’oiseau…
    Que diriez vous de projet d’Evian si il était sur votre commune ? Grâce à Mme REVEILLAC (organisatrice de la réunion à Latronquière), nous avons la réponse, cela n’irait pas non plus car il y a du digestat liquide à épandre. Donc le seul modèle que vous mettez en avant, vous ne l’accepteriez pas non plus. Peut on conclure que pour vous aucun modèle de méthanisation n’est adapté? Peut être aussi qu’aucune agriculture et qu’aucune activité n’est acceptable dans notre département? Encore une fois, la critique peut être utile si elle est constructive. Les enjeux environnementaux et de transition énergétique nécessitent des efforts conséquents et rapides et non cet immobilisme.
    Sur la valorisation énergétique, toutes les solutions ont été étudiées et les réflexions continuent. L’injection a bien sûr été étudiée mais les réseaux les plus proches sont à plus de 20 km et la demande à l’étiage est trop faible pour accueillir la production de gaz envisageable. Les solutions de Gaz Naturel Véhicule (GNV (Méthane) à ne pas confondre avec le GPL (Propane + Butane essentiellement)) paraissent intéressantes mais le parc véhicules est quasi inexistant, la station la plus proche est à plus d’1h30 et les véhicules thermiques paraissent voués à disparaître à partir de 2040. Sur les projets du Ségala, la cogénération paraît être la meilleure solution actuellement avec un rendement électrique de 39 à 42%. La chaleur produite est valorisée à 35 – 40% pour le chauffage et le maintien en température des digesteurs. La même énergie thermique est également nécessaire pour les projets en injection. Des solutions ont été mises en place pour valoriser au mieux la chaleur résiduelle et des réflexions sont toujours en cours et pourront être mises en place (ORC, séchage multi-produits, réseau de chaleur, maraîchage, spiruline,…). La valorisation énergétique pourra évoluer tout au long de la vie des unités en projet pour s’adapter au mieux à un contexte en pleine révolution. Pouvez vous me rappeler comment est valorisée l’énergie thermique sur une centrale nucléaire (70% de l’énergie de combustion – rendement électrique de 30% env) qui représente plus de 70% de notre électricité? Tout le monde est bien content de pouvoir allumer la lumière mais il faut produire l’électricité. C’est la même chose pour le traitement des effluents. La position de constante opposition en faisant appel à l’émotion et non à la raison sans jamais aucune proposition est facile mais très dangereuse face aux nombreux défis à relever.
    Sur la nature, la qualité et la traçabilité des intrants. Comme annoncé et comme écrit dans l’arrêté préfectoral d’exploitations (consultable en ligne librement : http://www.lot.gouv.fr/2018-sas-haut-segala-bioenergie-gorses-a12143.html) des projets, il ne sera traité sur les unités du Ségala que des fumiers, lisiers et matières végétales. Les fumiers et lisiers traités sont déjà produits et épandus sur le territoire. Les apporteurs de matières sont des agriculteurs du territoire et ils sont les propriétaires des unités (pas de grandes entreprises ou autres au capital, les décisions sont maîtrisées localement par les apporteurs). Tous les apporteurs ont donc intérêt et se sont engagés collectivement à gérer au mieux la qualité des intrants pour sécuriser le fonctionnement de leurs unités. La traçabilité est bien sûr assurée tant sur les quantités amenées par chaque exploitation que sur la qualité des intrants avec des analyses très régulières. Cette traçabilité est absolument nécessaire au bon fonctionnement de l’unité (biologie des digesteurs mais aussi pour la répartition des digestats entre exploitation et bien d’autres points). Les porteurs de projets se sont engagés à respecter l’arrêté ministériel du 13/06/2017 pour que les digestats puissent passer au statut de produits (https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000034952206&fastPos=1&fastReqId=936842330&categorieLien=id&oldAction=rechTexte) (et bien sûr toutes les autres réglementations). Cet arrêté ne se limite pas à une analyse par an. Il impose des restrictions sur les intrants, le process, la mise en place d’un plan de procédures type HACCP mais également des contrôles, des analyses et une traçabilité. Tous ces éléments sont contrôlés par l’Etat. Les dossiers ICPE sont également librement consultables en ligne. Chaque société a décrit le plus précisément possible et en toute transparence les installations projetées ainsi que les impacts environnementaux (http://www.lot.gouv.fr/2018-sas-haut-segala-bioenergie-gorses-a12143.html).
    Vous revenez ensuite sur le projet d’Evian avec « une réelle concertation », « des choix judicieux pour le process », et « une assurance qualité » qui apportent des garanties dans la durée et permet la transparence totale selon vous. Des personnes qui travaillent avec les porteurs de projets ont travaillé sur le projet d’Evian et ne comprennent pas comment vous pouvez affirmer cela en comparant nos 4 projets à celui d’Evian. Pouvez vous étayer vos affirmations sur la concertation, le choix des process ? Nous ne pensons pas avoir à rougir de la concertation mise en place, des process retenus et des garanties apportées par les projets du Ségala. Qu’ont il fait de plus en concertation ? Nous connaissons leur process et nous l’avons vu également sur d’autres unités, nous avons fait nos choix avec ces éléments.
    Sur les process retenus, des dizaines d’unités de méthanisation ont été visitées en France et à l’étranger, toutes les entreprises de construction ont été rencontrés et audités sur leurs références notamment. Des consultations très poussées techniquement ont été mises en place avec les entreprises pour avoir le maximum de garantie sur le bon fonctionnement des unités. De plus, sur les aspects techniques, les agriculteurs en projet ont consacré beaucoup de temps à la phase d’étude (2 ans) en organisant des groupes de travail réguliers mais également à se former auprès de spécialistes pour travailler en profondeur et avec sérieux chaque sujet (sanitaires (avec le GDS du Lot, des vétérinaires et les services sanitaires), agronomique, process, valorisation énergétique, logistique, règlement intérieur,…). Cela fait plus de 11 ans que ces projets sont en réflexion et la démarche s’est accélérée depuis 2015.
    Sur la concertation, vous parlez de « monologues » ce qui est faux et méprisant. L’ampleur de cette concertation est assez inédite en France. 2 réunions publiques (dont une avant même la fin des études de faisabilité) avec une large part (2 à 3 h) donnée aux échanges avec les personnes venues assistées à ces réunion (environ 300 personnes à chaque fois). Lors de ces réunions, toutes les personnes le désirant ont pu prendre la parole et poser leurs questions. Des réponses ont été apportées point par point à toutes ces questions. Les conseils municipaux ont été également été rencontrés avec des échanges et non des monologues. Les associations environnementales, les opposants et les riverains ont aussi été rencontrés dès demande avec des échanges et non des monologues. Vous citez de nombreuses lettres restées sans réponse, nous contestons cette affirmation. Combien ? Les lettres d’insultes sont effectivement restées sans réponse. Si une ou des lettres sont restées sans réponse, c’est qu’elles reprenaient des arguments déjà débattus des dizaines de fois avec leurs auteurs lors des réunions publiques, des réunions d’échanges avec des riverains ou des opposants. Ces mêmes auteurs qui ont menacé de mettre au tribunal les porteurs de chaque projet avant même la fin des études de faisabilité ou encore qui ont cherché à intimider les porteurs de projets en leur envoyant personnellement des courriers par leurs cabinets d’avocats début mai 2017. Nous passons sur les nombreux tracts et affichages diffamatoires, les constantes provocations et dénigrements, un média partisan et leurs articles constamment à charge (bel exemple de journalisme). Nous découvrons l’hystérie collective et être au centre est une expérience nouvelle. Tout cela pour quoi ou contre quoi ? Des agriculteurs qui se prennent en main collectivement pour apporter des solutions à la transition énergétique et à la crise de leur profession et de vraies avancées environnementales.
    Les principales avancées environnementales sont présentées dans la plaquette de présentation des projets : http://methaseli.fr/wp-content/uploads/2018/10/METHASELI-Environnement-Octobre-2018.pdf.
    Juste un focus sur l’amélioration de la qualité des eaux en quelques mots :
    – Intrants composés uniquement de fumiers, lisiers et matières végétales. 100% des fumiers et lisiers déjà produits et épandus sur le territoire.
    – Dose d’épandage de l’ordre de 10 à 20 m3/ha soit l’équivalent en volume d’une pluie de 1 à 2 mm
    – Meilleure maîtrise des stockages de fumiers et lisiers
    – Réduction des usages d’engrais de synthèse de plus de 50% (capacité de stockage de plus de 6 mois, conservation de tous les fertilisants, pas de perte de carbone pour les sols (seul la matière organique facilement dégradable est converti en biogaz (c’est cette même matière organique facilement dégradable qui est dégradée en compostage pour monter en température ou qui est perdue dans le cas d’un stockage classique mais sans aucune production d’énergie), le carbone stable n’est dégradé en méthanisation, connaissance précise de la composition des digestats).
    – Réduction des usages de produits phytosanitaires par destruction des graines de mauvaises herbes
    – Assainissement des effluents d’élevage avec un temps de séjour important de 65 jours min pour éliminer plus de 99% des pathogènes
    Sur le maintien du stock de carbone dans le sol, de nombreuses publications scientifiques existent et montrent que la méthanisation n’implique pas une baisse significative du carbone dans les sols (au contraire parfois) (Thomsen et al. 2013 (Danemark), INRA 2017 : https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-01543465/document).
    Il en résulte une forte amélioration de la qualité des eaux grâce à une gestion optimisée et un assainissement poussé des effluents d’élevage.
    Ces projets permettent aussi de limiter les émissions de gaz à effet de serre de l’ordre de 1 500 t CO2/an et par projet (émissions CH4 et N2O évitées sur stockages effluents, substitution énergie,…).
    Ces projets permettent une désodorisation des effluents pour l’épandage. Des dizaines d’andains de fumiers au champ sont supprimés sur chaque commune concernée et remplacés par un seul andain de fumier sur chaque unité d’une taille équivalente à un seul des andains supprimé.
    Ces projets permettent également la production d’une énergie renouvelable non négligeable (équivalente à la consommation en électricité hors chauffage d’une ville comme Figeac) à partir d’effluents agricoles.
    Ces projets permettent aussi la pérennisation des exploitations agricoles et la création de 6 à 8 emplois temps plein directs non délocalisables (sans compter tous les emplois indirects générés).
    Enfin, ces projets de méthanisation dans la manière dont ils ont été conduits constituent un puissant levier de transition vers l’agroécologie pour les agriculteurs en projet. Ces projets ont permis une remise à plat des pratiques culturales et un travail important et encore en cours sur les couverts végétaux (CIVE et autres) notamment. De plus, des techniciens agricoles formés accompagnent les agriculteurs dans cette transition en parallèle des projets de méthanisation en développant de nouvelles techniques comme le semis direct et beaucoup d’autres, en travaillant sur la fertilisation, sur les enchaînements culturaux pour réduire les produits phyto. Ce sont des transitions complexes qui demandent du temps et beaucoup de technique.
    Vous indiquez ensuite que les choix sont guidés uniquement dans un objectif de rentabilité. Tout d’abord, personne ne se lance dans une activité ou un travail pour perdre de l’argent. Encore une fois, vous jugez ces projets à priori sans réel argument fondé. C’est sûrement un mépris de ce qui est proche, vous pensez sûrement que les agriculteurs en projet ne sont pas capables de faire des bons choix, vertueux pour tous. Vous conviendrez que cette position « à priori » est méprisante surtout quand elle est dénuée de tout argument fondé.
    Voici 3 choix techniques prouvant que la rentabilité n’est pas le seul critère de choix retenu et de loin :
    – Temps de séjour minimum de 65 jours : les temps de séjour sont habituellement de 40 à 45 jours. Le choix d’augmenter le temps de séjour de 40-45 jours à 65 jours implique une augmentation des volumes et donc du coût des digesteurs de plus de 50%. Ce choix permet un assainissement poussé des digestats et a été effectué suite à un long travail avec le GDS du Lot pour sécuriser au maximum les projets.
    – La capacité de stockage des digestats est supérieure à 6 mois : la réglementation impose une capacité de stockage de 4 mois au minimum. Là encore, ce choix implique une augmentation des volumes et donc du coût des stockages de plus de 50%. Ce choix permet d’épandre les digestats à la meilleure période pour les végétaux et donc de limiter les lessivages et de maximiser les économies d’engrais de synthèse.
    – Le semi-enterrement des ouvrages a impliqué des coûts de terrassement importants et bien supérieurs aux coûts habituellement rencontrés. Cette disposition permet une meilleure intégration paysagère des projets.
    La critique est saine lorsqu’elle est constructive et nous ne voyons toujours aucun argument ni aucune proposition concrète et réaliste (à part faire le projet comme à Evian mais sans digestat, ce qui est impossible…). Ces projets améliorent la situation actuelle très nettement. Ces projets permettent des avancées environnementales majeures.

    • jean pierre j
      jeudi, 23 mai 2019 à 16:38

      “Les enjeux environnementaux et de transition énergétique nécessitent des efforts conséquents et rapides et non cet immobilisme.” nous prévient au départ de sa longue contribution Methaseli .

      Et si on choisissait plutôt une démarche lente et des efforts conséquents de… réflexion

      “S’asseoir un peu…. pour se regarder marcher…..”

      Regardons donc….
      Après tout, l”‘histoire de l’environnement est une préoccupation récente. Ce champ théorique émerge aux États-Unis au début des années 1970….. Georges Pompidou, inspiré par une visite aux États-Unis, instaure en 1971 le premier ministère français de l’environnement

      Wikipedia :
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_l%27environnement

        • Jean
          jeudi, 23 mai 2019 à 19:19

          Methaseli est un adepte de la méthode “coue” : nos projets sont vertueux, ils ont été étudiés, le respect de la réglementation est notre souci majeur, etc….
          Sur ces projets il n’y a aucune d’impact, les 4 méthaniseurs ont été fractionnés pour éviter cela et une enquête publique.
          Le digestat brut liquide produit n’est pas adapté aux sols karstiques du causse ou une grande partie sera epandues. J’engage les porteurs de ces projets à consulter le schéma biomasse de la région Occitanie qui passe en consultation publique en juin 2019, ils pourront voir ce que représente un projet vertueux et viable pour l’environnement, ce qui n’est pas le cas ici.
          De plus augmenter des élevages avec pour vision l’alimentation des méthaniseurs (2700 équivalents animaux à LABATHUDE) ne semble pas être la solution du futur. La tendance dans le schéma biomasse en est une diminution.
          Le segala est le château d’eau du causse, son relief est très pentu, les epandages sur les secteurs pentus ne sont pas possible, et pourtant c’est ce qui a été constaté très récemment pour certains réalisés par BioQuercy, et de plus par temps de pluie, alors le respect de la réglementation et les bonnes pratiques agricoles…….
          Le digestat brut liquide est très sensible au ruissellement, s’il n’est pas enfoui rapidement, il dégage beaucoup d’ammoniac et de particules fines, alors tant pis pour les eaux souterraines et l’air !

          • Methaseli
            jeudi, 23 mai 2019 à 20:31

            Toujours aucun argument et surtout aucune proposition concrète… Dialogue impossible? Pour discuter, il faut des propositions des 2 côtés. Le seul exemple que vous citez comme vertueux, vous n en voulez pas dans le Lot… Que proposez vous?

            • jean pierre j
              vendredi, 24 mai 2019 à 18:25

              Une proposition concrète: proposer un parcours pédagogique dans le Ségala aux enfants des touristes citadins qui sont obligés de fréquenter le Salon de l’Agriculture à Paris pour faire connaissance avec un animal domestique qui s’appelle la vache.

              On pourrait compléter alors avec un espace de découverte d’élevages d’insectes sur le modèle aveyronnais de Micropolis, à St Leons, le village natal de J.H. Fabre Je propose donc de s’intéresser, avant qu’ils ne disparaissent, (érosion de la biodiversité !!) aux bousiers, si communs encore dans le Lot dans les années 1970 . J’ai alors initié mes jeunes enfants à leur biologie passionnante .en leur faisant découvrir l’évolution d’une bouse de vache dans un pré.

              Pour ceux qui ne connaissent pas ces détails, cet article peut les renseigner :
              https://www.reussir.fr/bovins-viande/voyage-au-centre-de-la-bouse-de-vache

              Un tel centre de découverte à côté d’un méthaniseur, voilà qui pourrait réconcilier ceux qui veulent faire de l’argent rapide avec les bouses toutes fraiches et ceux qui préfèrent plutôt investir dans l’éducation de notre jeunesse.

  7. Methaseli
    vendredi, 24 mai 2019 à 17:02

    En complément pour répondre à quelques questions dans les commentaires :
    – L’impact sur l’environnement a bien été étudié sur les dossiers ICPE qui ont été réalisés pour chaque projet (librement consultable en ligne sur le site de la Préfecture) sur des dossiers de l’ordre de 500 pages par projet.
    – un des commentaires met en avant que le site d’Evian a “un site unique pour 42 exploitations agricoles”… Cette affirmation est assez surprenante sachant que beaucoup d’opposants à l’unité de Bioquercy ont diffusé de nombreux tracts et posts demandant une méthanisation avec moins de 10 exploitations agricoles.
    – il est dit dans beaucoup de commentaires que la grande majorité des digestats produits sur les unités du Ségala serait épandue sur des sols karstique : C’est complètement l’inverse la très grande majorité des digestats des unités de méthanisation du Ségala sera épandue sur le Limargue et le Ségala et non sur le Causse et les sols karstiques.
    – Il est dit que “dans le Ségala, l’eau et sa pollution arrive en quelques heures aux captages”… : Les zones de périmètre de captage ont été prises en compte pour les épandages. Ensuite, le risque de ruissellement est maîtrisé, les épandages correspondent à des volumes de 1 à 2 mm par épandage et les capacités de stockage supérieure à 6 mois permettent d’épandre à des périodes où les végétaux ont des besoin et où les sols ne sont pas saturés en eau. Il ne faut pas exagérer.
    – sur le projet de porcs à Labathude, il n’y a pas d’augmentation de cheptel. Un bâtiment est fermé et remplacé par un autre, c’est tout. Avec ou sans ce projet, ce sont les mêmes volumes d’effluents qui seront amenés à l’unité de méthanisation.
    – au sujet des épandages en pente et du risque de ruissellement, la capacité de stockage des digestats supérieure à 6 mois permet d’épandre au meilleur moment pour les végétaux et sur des sols non saturés en eau + bandes enherbées. Les parcelles trop pentues ont été exclues des plans d’épandage.
    Enfin, un grand merci au modérateur de ce site internet d’avoir publié tous les messages, c’est très correct de votre part.

    • Jpq
      dimanche, 26 mai 2019 à 10:23

      Le premier qui dit la vérité…
      Sera exécuté par l’opinion dominante qui, à priori jette l’opprobre sur tout projet et condamne systématiquement ceux qui les portent. Toute opinion en vaut une autre, à ce titre on peut condamner sans apporter de preuves. Si la conviction laisse la place au doute, sous la pression médiatique, elle peut se transformer en certitude qui condamne sans appel ni justification!
      Restons fidèles aux faits et ouverts aux autres opinions. Débattons avec raison plus que par passion. Les agriculteurs et les méthaniseurs ne sont pas que des pollueurs destructeurs de vie et de patrimoine. Ils nous permettent de nous nourrir tous les jours ! Ils sont les premiers à entretenir notre environnement !
      Les déchets méthanisés peuvent-ils être plus nocifs que les déchets primaires rejetés directement dans la nature ? Les terres agricoles sont devenues plus productives quand l’homme a su les enrichir avec nos déchets! Ceux qui prônent une agriculture en autarcie le démontrent ou le redémontrent encore.
      Les problèmes d’odeurs réels et les risques de ruissellement potentiels doivent trouver des solutions autres que le bannissement radical de la méthanisatiion. L’immobilisme est un risque voire une démission que les générations futures seront en droit de nous en tenir pour responsables…

  8. Phb
    samedi, 25 mai 2019 à 13:34

    Le giec aime bien nous culpabiliser et ses prêtres savent s’y prendre bon
    Le recyclage. Beaucoup s’y sont mis, véhicules qui consomment moins, éoliennes, solaire etc etc etc
    Les paysans font des efforts importants en restant économiquement viables……..
    Dites moi Le Giec a t, il fait une simulation dans le cas où l, homme demain arrêtait tout :usines voitures, avions tracteurs vélos même
    La planète s, arrêterait elle de se réchauffer ????!

    • jevouslis
      samedi, 25 mai 2019 à 14:54

      même si la terre continuait à se réchauffer, ça changerait quelque chose au problème? même s’il y a une chance que le GIEC se trompe malgré toutes les possibilités de la science actuelle, voulons nous courir le risque? vous croyez peut-être que le GIEC nous trompe, mais qui a le plus intérêt à mentir? exploiter le pétrole, le charbon etc.. ça rapporte bien.

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