Soutien à Notre-Dame des Landes à Figeac et Cahors

Devant la sous-préfecture de Figeac, il y avait, hier midi, un petit air de la ZAD de Notre-Dame des Landes. Car pour ce rassemblement de soutien, chacun avait amené son pique-nique et son bâton à fixer aux grilles du bâtiment public. Parmi cette quarantaine de participants, certains témoignaient : «Il y a un an et demi, nous avions participé à une action au cours de laquelle nous avions planté 30 000 bâtons, pour 30 000 personnes sur la ZAD. L’idée étant de revenir les chercher si l’État tentait de nous déloger.» Comme l’expliquait la Confédération paysanne, il s’agissait de dénoncer «la destruction de projets agricoles et de lieux de vie dans la Zone agricole en développement de Notre-Dame des Landes». Des bâtons à Figeac donc, et des banderoles aussi où on pouvait lire : «L’État sème la violence, plantons la résistance.» Et comme à Notre-Dame des Landes, le décor n’aurait pas été complet sans la présence forte de la gendarmerie.

Les manifestants ont décidé de se donner rendez-vous tous les midis à Figeac, au carrefour du boulevard Juskiewenski et de l’avenue Pezet, jusqu’à l’arrêt des expulsions de la ZAD.

Même mouvement de mobilisation et même sentiment d’indignation hier soir à Cahors, sur la place Mitterrand où une trentaine de personnes se sont réunies pour manifester leur soutien aux Zadistes «durement expulsés par des hommes en armes» a lancé l’un d’eux.

Ils ne se réclamaient d’aucun parti politique. «Nous sommes là en tant que citoyens indignés par l’attitude du gouvernement et des militaires sur la ZAD», tempête une femme en brandissant un panneau de soutien. Avant de se disperser, le petit groupe a promis de poursuivre cette mobilisation «tant que les affrontements se poursuivront sur la ZAD. Nous allons rejoindre nos camarades de Figeac. Cette violence est inadmissible. Il est normal d’être révolté et de le montrer», conclut un manifestant.

 

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