La qualité du silence

La diminution de l’activité humaine a réduit le bruit de nos machines et les sons dérangeants de nos rues. Par effet de contraste, ce quasi-silence humain met en valeur les sons de la nature et souligne la nocivité des bruits que nous générons en situation « normale ». Le confinement ouvre pour le jour d’après des désirs sonores respectueux des santés humaine, animale et environnementale.

Le bruit est une forme de pollution, au même titre que la pollution de l’air, de l’eau, du sol. Notre société produit de nombreux déchets sonores : bruit des transports terrestres et aériens, des constructions, de l’industrie, de l’agriculture et des loisirs. Depuis 2018, l’Organisation mondiale de la santé considère le bruit comme l’un des principaux risques environnementaux pour notre santé. Les bruits peuvent en effet être toxiques : ils fragilisent notre système auditif, perturbent notre sommeil, affectent notre concentration et nos apprentissages, modifient nos systèmes endocriniens et cardiovasculaires. Ainsi, près de 11 mois de vie en bonne santé en moyenne par Francilien seraient perdus sur une vie entière.

Le bruit est une pollution

Le bruit induit des effets délétères analogues chez les animaux. Le bruit masque les communications sonores animales, empêchant le transfert des informations essentielles sur l’identité, la présence, le statut des individus.

5 commentaires pour “La qualité du silence

  1. Norya
    lundi, 11 mai 2020 à 17:52

    C’est bien un article de Paris ! De quel silence parlez-vous ? A toute heure les gens tondent, retondent sur des tracteurs (surdimensionnés souvent) qui ne peuvent pas accéder partout. Alors, on prend la débroussailleuse (très tendance) pour finir en gerbes de décibels et hachis de chenilles et papillons. Le nettoyage continue avec la souffleuse car une herbe ou une feuille ça fait tellement sal.Que faire à la campagne sinon du bruit ? Pas facile de s’occuper quand on ne sait pas nommer les plantes et les oiseaux ! Attention, il y a une herbe qui dépasse ! Vite la musique de la tondeuse !

    • dominique
      lundi, 11 mai 2020 à 21:04

      “c’est bien un article de Paris” 🙂 Excellent Norya! 🙂
      C’est vrai que je déteste ces bruits. Je râle aussi et pourtant je fais moi-même du bruit . Tondeuse, débroussailleuse … Pas de souffleuse… ouf ! Il faut quand même entretenir un peu… 🙂

  2. Marychka
    jeudi, 14 mai 2020 à 18:04

    Pour ceux que ça intéresse, on peut rêver ! :
    vous avez 7 jours pour télécharger cet article complet sur l’intrusion sonore (journal le Monde) ici :
    https://send.firefox.com/download/ae7a56ae751c0685/#gMfDcAUPGO9XtzjH3du4Eg

    Et puis pour 2 euros, il y a le Folio poche “Petit éloge des amoureux du silence” par Jean-Michel Delacomptée.

    Ou encore : “Histoire du silence de la Renaissance à nos jours” par Alain Corbin, paru en 2016 chez Albin Michel.

  3. Jpq
    samedi, 16 mai 2020 à 00:09

    Hélas, pour beaucoup, être à la campagne se résume à une végétation parfaitement maîtrisée autour de son logis. Ici, pas un poil qui dépasse; et ailleurs une épilation parfaite. Drôle de conception de la nature. Pour préserver la biodiversité, il est conseillé de laisser une surface conséquente sans aucune intervention humaine…
    Ce stakhanovisme capillaire a un prix: le bruit de tous les engins. Sans compter les éventuels auxiliaires chimiques…
    Il y a aussi la pollution lumineuse qui fait de ravages plusieurs km autour des agglomérations, voire des dizaines de km autour des métropoles. L’absence de périodes de noir absolu perturbe durablement la vie de nombreux animaux sauvages.
    Plutôt que de vouloir tout régenter, l’homo-sapiens vulgaris que nous sommes ferait mieux de se faire discret et laisser la faune et la flore se développer tranquillement. Il n’y a pas que la cause des ours et des loups à défendre. Mais quand c’est juste devant sa maison c’est plus difficile!

    « Tout le monde veut sauver la planète, mais personne ne veut descendre les poubelles » Jean Yanne

  4. Jpq
    jeudi, 21 mai 2020 à 14:01

    Pour un entretien des jardins et pelouses plus respectueux de la biodiversité. Quelques idées simples :
    Maintenir quelques mètres carrés sans entretien pour que la faune et la flore s’y développent librement. Y semer des fleurs annuelles peut donner des couleurs à cette jachère !
    Lorsque la tonte est inéluctable, la débuter par le centre de la pelouse et terminer par la périphérie. Cela donne du temps et une issue à tous les insectes et autres habitants pour échapper à la broyeuse !
    Ne pas tondre ras et trop souvent renforce la pelouse et protège ses locataires.

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