Les bons moments du confinement

On confine, on se téléphone, on lit… et pourquoi pas écrire…

Qu’est-ce qu’elle veut dire cette image? elle me fait penser à quoi? elle me plait? elle m’énerve?

Dites nous le dans un commentaire..

proposition d’Evelyne animatrice  de l’atelier d’écriture de Campagnac

 

18 commentaires pour “Les bons moments du confinement

  1. Michel Delannoy
    jeudi, 19 mars 2020 à 21:10

    Elle me trouble.
    Elle m’interroge.
    Pourquoi des bouches sont jumelées.
    Que veulent elles dire.

  2. Jaquinou
    jeudi, 19 mars 2020 à 23:16

    Des bouches comme autant de vaisseaux spatiaux.
    Pour embrasser ? Pour mordre ?
    Laissons l’armada approcher, nous serons vite fixés.

  3. jevouslis
    vendredi, 20 mars 2020 à 10:01

    Aies-je partagé le baiser de la terre?

  4. Ev
    vendredi, 20 mars 2020 à 10:17

    « Je traversais ce pays dans sa plus grande largeur et après 3 jours de marche, je trouvais » au milieu d’un bois de chênes centenaires, une source aux eaux claires et limpides. J’avais soif et ma gourde était vide, c’était une bénédiction. L’eau était fraîche et je bu goulûment. Je m’aspergeais également le visage, et sentit sous mes doigts piquer une barbe plus que naissante. Je me souvins que quelque part au fond de mon sac traînait un morceau de savon de Marseille, aussi j’entrepris de me dévêtir afin de faire quelques ablutions. Je mis ma chemise à sécher au soleil, m’étalais sur une épaisse mousse vert-jaune et me laisser aller à contempler les nuages qui voyageaient. Le chuchotis de l’eau aidant, je ne tardais pas à m’assoupir pour une petite heure. A mon réveil, je le vis, là, face à moi…
    Comment ne l’avais-je pas vu plus tôt. Solide gaillard bien ancré dans le sol, un port de tête majestueux. Ses feuilles bruissaient au vent d’une musique douce. Je m’approchais pour le saluer, alors je vis sur son tronc, au creux de son écorce scarifiée, mille lèvres tendues, bouches fermées, bouches cousues(?) juste avant de chanter…Mille promesses…
    Sur chacune j’y déposais tout d’abord mon oreille, et prenais grand soin d’écouter leurs messages, secrets d’un temps révolus, confidences, preuves de sagesse. Et puis, avant de reprendre la route, sur chacune j’y déposais un baiser, effleurais cette écorce à la fois douce et rugueuse, et repartais le cœur léger, chargé d’un tout nouvel amour.

  5. vendredi, 20 mars 2020 à 10:55

    Bouches en terre, bouche figées, bouches pour des bises gelées, bouches qui attendent d’autres joues, d’autres bouches, bouches pour dire, énoncer, ne pas garder ce qui étouffe…

  6. Anonyme
    samedi, 21 mars 2020 à 09:11

    Je vois des bouches, dans du sable et de Laval terre !
    Je note qu’il y en a des grosses, des petites, et que l’image est assez sombre mais avec du blanc quand même !
    C’est beau !!!

  7. Debon Dominique
    samedi, 21 mars 2020 à 17:23

    Un monde d amour et de solidarité.
    Pour lutter contre la précarité,
    Pour combattre l isolement,
    Et pour s en sortir bien portant!

    Il me plaît ce paysage
    De lèvres charnues de tous les âges
    Tournées vers l univers perturbé
    Lui envoyant un message plein de baisers.

  8. dominique
    lundi, 23 mars 2020 à 11:37

    Bouches de granit
    La montagne parle haut
    Printemps des murmures

  9. Marie Thérèse
    lundi, 23 mars 2020 à 14:01

    Terre mère, bouche de lait
    Tétons de parole
    Douce bise savourée.

  10. Dominique
    mardi, 24 mars 2020 à 09:21

    Notre terre.
    Malade. Malade de sa peau- Sa peau qui, petit à petit, se couvre de pustules
    Contagieuses?
    Ces bouches fermées aux lèvres qui s’entrouvrent.

    Pour respirer? Expirer ? Prier?
    Faudrait-il s’en éloigner ? S’en approcher? Faut-il en avoir peur?
    Faut-il avoir pitié? Faut-il pleurer ? Faut-il écouter ou s’enfuir? Et aller où ?
    Prendre le risque de les toucher, de les embrasser une à une, pour qu’ainsi, peut-être, elles deviennent sources, ruisseaux, herbes et prairies. Sait-on jamais ce que pierres immobiles pourraient construire de vie…

    Surtout dans ce pays!
    NB: Merci! Ça m’a fait un bien fou de pouvoir exprimer ça !

  11. dominique
    mercredi, 25 mars 2020 à 12:14

    Toutes ces cicatrices …
    Elles sont sèches maman ?
    Probablement. Ici il ne tombe jamais d’eau.
    Dans ce désert scarifié courait, silencieuse, comme une plainte.
    Qu’est-ce que c’est demanda-t-il ?
    C’est le vent, lui répondit-elle
    Elles ont peut-être soif ?
    La mère resta silencieuse.

    Il lui vint une idée. Il leva les yeux vers le ciel et dit :
    Et si on cousait ensemble tous les nuages ? Alors il pleuvra ? hein maman ?
    Oui c’est ça. Tu as raison ! Faisons cela.

    Et si ça ne marche pas dit-il en soupirant.
    Rappelle-toi mon enfant, et ne crains rien.
    L’eau aussi soupire en tombant…

    Motus et bouche cousue dit l’enfant en posant un doigt sur ses lèvres enfin souriantes
    Ce sera notre secret. D’accord ?

  12. dominique
    jeudi, 26 mars 2020 à 09:41

    Comme une impression de grande solitude
    Et de douceur bienveillante

    Parlons-en de tout cela
    Et aussi du reste

    De ce temps qui ralentit
    De ce monde qui bascule
    De ces bouches lourdes et pulpeuses
    Du rouge aux lèvres qui n’est plus

    Parlons-en de tout cela
    Et aussi du reste
    De l’encore fraîcheur de l’air
    De ce printemps qui hésite
    De ces abeilles dans le cœur des pivoines
    De l’herbe sous mes semelles

  13. dominique
    jeudi, 26 mars 2020 à 15:13

    Phloiós

    Gros plan,
    La peau du grand peuplier blanc
    Écorchée et pourtant absurdement tranquille
    Vous ! Croûtes et crevasses
    qui traitent nos fièvres et nos douleurs
    qui soulagent nos enfermements
    On aimerait ici caresser votre rugosité
    Arracher vos peaux
    Entrer dans votre intimité
    On aimerait aussi de la couleur
    Un éclat de ciel bleu
    Une libellule verte
    Peut-on vous échapper ?
    On aimerait Passer,
    Ne pas peser
    Regarder la lumière
    Dans les arbres le soir
    – La boire –

    « Une émotion à fleur de peau »
    cedric-pollet.com
    A ne pas manquer….:-)

  14. dominique
    vendredi, 27 mars 2020 à 12:40

    Plisser les paupières jusqu’à presque les fermer
    Sur le tronc, les doigts noueux- chercher
    Ecouter
    Attendre,
    Entendre,
    D’un silence à l’autre
    Je me souviens…
    Toutes les semaines j’allais chez la voisine,
    Me remplir de cancans et de secrets à tous vents
    Aujourd’hui c’est la guerre. et le livre à côté de moi est un ami

  15. Evelyne
    samedi, 28 mars 2020 à 09:48

    Déposer mes rêves au creux de ton oreille
    Et sentir le parfum de ta peau le long de ton cou,
    Respirer le silence

  16. dominique
    samedi, 28 mars 2020 à 14:31

    Par l’échancrure de tes lèvres
    J’écoute ton sang monter.
    Est-ce le désir d’aimer qui toujours galope en toi
    Quand vient la fine bruine de printemps,
    Quand tout le vert soupire.

  17. Evelyne
    dimanche, 29 mars 2020 à 16:11

    L’étreinte du vent
    Emporte mon silence
    Echo de mon cri

  18. dominique
    lundi, 30 mars 2020 à 12:08

    J’écoute et tu me racontes…

    Ce voyage de l’enfant
    L’histoire des jeunes amants
    Le goût du pain chaque jour pétri
    La sagesse des rides
    Les corps raidis dans le sommeil
    Et Ton ombre qui s’enroule
    Dans mes yeux ouverts sur le ciel

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