Le nouveau coup de rabot de l’Etat qui met en péril la CCI du Lot…

Le budget de la Chambre consulaire pourrait être amputé de 300 000 euros dès 2018

« En 2010, il y avait eu un premier coup de rabot où nous avions perdu 35 % de nos financements lissé sur 5 ans et là on nous demande d’encaisser une nouvelle baisse de 18 % d’un coup ! En 2012, nous avions un budget de 2 700 000 euros, on était à 1 700 000 en 2017 et on va passer à 1 400 000 en 2018 soit une baisse de 300 000 euros» explique Thomas Chardard, président de la Chambre de commerce et d’industrie du Lot, à l’heure où les sénateurs vont examiner le 23 novembre un projet du gouvernement sur la baisse du budget des chambres inscrit dans la loi de finance. Et de dénoncer un système de ponction qui ne veut pas dire son nom : « Le financement de la Chambre consulaire repose sur la taxe pour frais de chambre payée par les entreprises. Pour faire simple, à partir de 2010, une entreprise qui payait 100 de TFC, a continué à payer 100, 65 revenait à la CCI et 35 abondait le budget de l’Etat. Aujourd’hui, l’entreprise paye toujours 100, 53 revient à la CCI et 47 à l’Etat. Un changement qui n’est jamais apparu sur la fiche d’imposition des sociétés. Sarkozy a commencé, Hollande a continué, et Macron en remet une couche. Il y a une persistance à perturber le fonctionnement des Chambres. »

Le président de la Chambre consulaire rappelle les efforts consentis pour atteindre l’équilibre budgétaire lors de la première baisse de 35 % sur 5 ans : « On est passé en 2010 de 40 temps pleins à 31 aujourd’hui. On a optimisé notre parc immobilier : on loue un bâtiment à l’ADT et notre 1er étage à la région. On va mettre aussi en location tout le second étage. On a arrêté certaines missions auprès des entreprises. On n’a pas renouvelé des départs à la retraite, des CDD… 300 000 euros de moins d’un coup, je ne sais pas où on va les trouver… » Et d’évoquer l’avenir : « Sans péréquation, on ne pourra pas continuer… on nous parle de régionalisation des CCI ce qui ne rime pas forcément avec économies… Nous demandons au minimum un lissage de la baisse des 18 %. Il aurait été peut-être judicieux de mutualiser des services que nous avons en commun avec la Chambre de métiers avec qui nous travaillons déjà. Est-ce que les politiques ont envie de ce rapprochement ? J’espère que nous aurons des réponses car c’est insupportable autant pour les élus que pour les salariés de la Chambre. Il faut, une fois pour toute, une visibilité sur les 5 ans à venir. C’est maintenant  que nous aurions besoin de travailler tous ensemble pour développer le territoire…»

Médialot

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